Technocampus Hydrogène : le préfet donne son feu vert
Le projet de Technocampus Hydrogène, à Toulouse Francazal, se voit délivrer le 22 novembre par Pierre-André Durand, préfet de la région Occitanie et préfet de la Haute-Garonne, son autorisation environnementale. « L’inspection des installations classées a analysé les risques liés à la présence d’hydrogène sur le site avec l’appui du Service départemental d’incendie et de secours de la Haute-Garonne, indique la préfecture le 27 novembre. L’examen de l’étude de danger a permis de réduire les risques à la source en supprimant un stock d’hydrogène liquide et de renforcer les dispositions préventives prévues dans le cadre du projet. » Porté par la Région Occitanie, ce chantier à 45 M€ doit voir le jour d’ici à 2026.
À l’issue du processus d’inspection, le niveau de sécurité présenté par le projet a été jugé « conforme aux standards de référence et adapté à l’environnement du site d’implantation », annonce la préfecture, qui précise cependant que cette autorisation environnementale impose la création d’une commission locale d’information dédiée au suivi du projet pour une période minimale de cinq ans, qui doit permettre aux collectivités locales, mais aussi aux riverains, d’être « tenus informés des activités du site ».
Avis défavorable après enquête publique
L’été dernier, le projet avait fait l’objet d’un avis défavorable en conclusion d’une enquête publique menée dans le cadre de la procédure d’autorisation « Installation classée pour la protection de l’environnement » (ICPE). Le commissaire enquêteur avait alors fait état de « risques y compris vitaux encourus hors des limites du site » et avait déploré que le public n’ait « pas été véritablement en mesure de connaître l’existence de l’enquête et les risques du projet ». Sollicitée par La Lettre M, la Région Occitanie avait alors rappelé que cet avis était « consultatif » et que « d’autres éléments » entraient en compte, « dont l’instruction du projet par les services de la Dreal et l’avis du Conseil national de la protection de la nature », qui était « favorable ».
Une livraison d'ici à 2026
Le chantier pourrait débuter dans les prochaines semaines, pour une livraison en deux tranches anticipée pour fin 2025-mi 2026. Interrogé en avril dernier par La Lettre M, Christophe Turpin, cheville ouvrière du projet, directeur de recherche CNRS et responsable des activités hydrogène du laboratoire toulousain Laplace, indiquait que le futur Technocampus était amené à répondre à trois grands enjeux : « D’une part, il permettra de poursuivre l’ensemble des travaux menés depuis plus de quinze ans par la Plateforme Hydrogène de Toulouse. D’autre part, il favorisera le rapprochement entre la R&D universitaire et la R&D industrielle en proposant aux acteurs privés de mener des expérimentations sur leurs prototypes. Enfin, le Technocampus accompagnera la formation des futurs techniciens et ingénieurs d’essai dans le champ de l’hydrogène. »











