Technacol entame un virage « vert »
Technacol, centre régional d'innovation et de transfert de technologie spécialisé dans l'assemblage par collage, négocie un virage environnemental, a indiqué le 21 mars à La Lettre M Gladys Chartier, directrice. « Tout en poursuivant nos activités historiques, nous développons de nouvelles expertises de pointe liées aux matériaux bio-sourcés, à la réutilisation et au recyclage ». L'association, adossée à l'Enit (Ecole nationale d'ingénieurs de Tarbes), planche notamment sur « des solutions permettant de recycler une dernière fois ou de rendre bio-assimilables les déchets polymères marins », dans le cadre du projet Remora, qu'elle pilote aux côtés de l'Enit et de Followearth (34).
Un projet de 18 mois (350 k€, dont 227 k€ de subventions) récemment labellisé Avenir Littoral 2021.
Hausse des demandes des entreprises
Fondée en 1990, l'association Technacol – hébergée dans les locaux de l'Enit – accompagne les entreprises dans leurs problématiques liées à l'assemblage par collage, notamment de matériaux polymères. Cette structure de cinq personnes réalise des prestations de R&D et de laboratoire, mais aussi d'audit, de formation et de conseil. « Nous nous adressons aussi bien à des designers et des artisans qu'à de grandes entreprises, a précisé Gladys Chartier. Nous ciblons tous les secteurs industriels : aéronautique, bâtiment, cosmétique, médical, électronique... » Depuis quelques années, les demandes de ses clients portent de plus en plus sur des solutions vertueuses d'un point de vue environnemental. « Nous avons des demandes d'entreprises qui utilisent des matières plastiques et qui souhaitent s'engager dans une démarche d'éco-conception, a indiqué la directrice. Il s'agit parfois d'une volonté intrinsèque de leur part ou d'une réponse à des contraintes réglementaires. » Technacol, qui s'appuie sur un budget annuel oscillant entre 250 k€ et 300 k€, dispose d'une plateforme de vieillissement naturel des matériaux au Pic du Midi de Bigorre.










