Rugby : Mohed Altrad placé en garde à vue dans une enquête pour soupçon de favoritisme
Mohed Altrad, président et propriétaire du groupe éponyme de services à l’industrie (41 000 salariés, siège : Montpellier), ainsi que le Gaillacois Bernard Laporte, président de la Fédération Française de Rugby (FFR)*, ont été placé mardi matin en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour soupçons de favoritisme ouverte par le parquet national financier. La procédure, au stade de l’enquête préliminaire (personne n’est mis en examen), vise un soupçon de favoritisme du président de la FFR envers le Montpellier Hérault Rugby, filiale du groupe Altrad.
Concrètement, Bernard Laporte est soupçonné d’être personnellement intervenu auprès de la commission de discipline de la Fédération afin de peser pour faire adoucir des sanctions contre le club héraultais pour une sombre histoire de banderoles brandies par des supporters lors d’un match.
Peu après que ladite commission a réduit les sanctions prononcées contre le MHR en première instance, Le Journal du Dimanche révèle un contrat de prestation entre une société de Bernard Laporte et une société d’Altrad, la sollicitant pour intervenir lors d’un séminaire (contrat annulé par Laporte avant exécution). Quelques mois plus tard, Altrad devient sponsor maillot du XV de France.
Sur le plan de la procédure, ces gardes à vue sont dans la logique de l’enquête en cours et n’ont rien, sur le plan juridique, d’exceptionnel. Ces auditions se déroulent toutefois dans un étrange calendrier à dix jours seulement de l’élection à la présidence de la FFR où Bernard Laporte est candidat à sa propre succession.
*Le Nîmois Claude Atcher, directeur général du comité d'organisation de la Coupe du monde 2023 de rugby, ainsi que Serge Simon, vice-président de la FFR sont également en garde à vue aux côtés de Nicolas Hourquet, responsable des relations internationales de la FFR.










