Région/Viticulture – La Région crée un cluster d’entreprises viticoles pour « amorcer une nouvelle filière »
Le nouveau partenariat avec le secteur viticole, suite à l’abandon du financement d’Inter Sud de France annoncé en octobre dernier, passera par « les entreprises, en s’affranchissant des intermédiaires comme les organisations professionnelles », précise mercredi 29 janvier Georges Frêche lors d’une conférence de presse. Un noyau d’entreprises viticoles régionales, que la Région réunit jeudi 4 février lors d’un dîner-débat, sera chargée, sous la forme d’un cluster, « d’amorcer une nouvelle filière viticole ». Un contrat de filière sera mis en place avec ce cluster, sous la bannière Sud de France. De façon collective, la filière pourra faire appel à la Région pour être accompagnée par des spécialistes. Au niveau de l’entreprise, « nous voulons aider les actions individuelles de conquête des marchés à l’export », avance le président du conseil régional, par des aides aux projets stratégiques ou une avance de trésorerie à taux zéro pour les entreprises qui proposent un programme de développement des ventes. La démarche régionale établira ainsi des synergies avec les expériences de clubs export des CCI, comme la pépinière à l’internationale de la CCI de Montpellier.Des aides pour les regroupements « de 10–15 caves »« On va aussi aider les caves coopératives qui se regroupent, à l’échelle de 10-15 caves », poursuit Georges Frêche. « Mais il vaudrait mieux des réunions d’une quarantaine de caves ». « Sans parler de cinq ou six caves par département », confie Fabrice Verdier* à La Lettre M, « il faut au maximum 5 ou 6 pôles viticoles dans un département comme le Gard par exemple, et pas plus ». Une concentration des acteurs également nécessaire à l’aval pour Georges Frêche : « Il faudrait que dans 10 ans, il n’y ait que quatre ou cinq metteurs en marché en L.-R. ».Deux tests d’irrigation des vignesEnfin, pour préparer la nouvelle Organisation commune des marchés viti-vinicole, qui rendra possible l’irrigation des vignes pour les vins sans AOP dès le 1er août 2009, la Région lance deux tests pour « préciser les conditions techniques, économiques et environnementales de mise en œuvre » : l’un sur le territoire des vignerons du pays d’Ensérune, l’autre sur le territoire du Haut-Languedoc et Vignobles. Le tout pour un budget d’1 M€. Politique viticole et soutien à Sud de France bénéficient d’un budget total de 17 M€ en 2009.F.D.*vice-président de la commission ruralité, agriculture et viticulture










