Région/Financement - Polémique sur la participation de l’État au volet territorial du contrat de projets État/Région
Les représentants de plusieurs conseils généraux ont exprimé leur « insatisfaction » et leur sentiment d’avoir été « oubliés » lors de la signature, jeudi 23 octobre au Corum de Montpellier, de conventions d’objectifs avec les collectivités locales de la région, dans le cadre du contrat de projets État/Région. Le volet territorial du CPER prévoit une enveloppe de 146 M€, dont 116 M€ de la Région et 30 M€ de l’État. Sur ces 30 M€, 12 M€ sont dédiés à l’Aude et à la Lozère. « Qui vous a donné l’ordre de mettre sur l’Aude et la Lozère ? », a lancé Georges Frêche au préfet de région, Cyrille Schott.Plusieurs élus sont intervenus dans le même sens. Le président du conseil général des P.-O., Christian Bourquin, a déploré que « les conseils généraux des P.-O., de l’Aude et du Gard soient oubliés. Pourtant, ils paient l’impôt comme tout le monde ». L’Audois Eric Andrieu a dénoncé un « savant mélange des fonds sectoriels et des crédits de paiement. Sur le volet territorial, il reste en réalité 18 M€ à se répartir ». Quant au vice-président du conseil général du Gard, Jean Denat, il a exprimé son « insatisfaction », estimant que « le compte n’y était pas ». Le préfet de région, Cyrille Schott, a balayé ces arguments : « Qu’on ne me fasse pas la leçon. On l’a signé comme ça fin 2006. Je n’ai pas trainé dans l’engagement des crédits. J’ai l’impression qu’on me fait un procès un peu politique ».H.F.










