Région/Banques – Pas de baisse du crédit aux entreprises, selon les banques
« Les banques françaises continuent de financer l’économie régionale, aussi bien pour les particuliers que pour les PME-PMI et les collectivités locales ». Jean-Marc Carcélès, président du directoire de la Caisse d’épargne du Languedoc-Roussillon, et représentant régional de la Fédration française des banques, a tenu une conférence de presse, mardi 14 octobre, pour donner le point de vue des banques régionales sur la crise financière, et sur son impact en région. « Les banques sont capables d’assurer la capacité financière de leurs clients », a affirmé Jean-Marie Carcélès, qui a démenti, tous comme ses collègues présents (Jean-Pierre Troisville, Société générale, Marc Teisseire, Crédit Mutuel, et Gérard Lallemant, CIC Société bordelaise), durcir les conditions d’octroi des crédits aux entreprises, comme aux particuliers. « Le financement régional de proximité existe toujours, et dans tous les métiers. Les conditions d’éligibilité au crédit sont les mêmes. Nous ne les avons pas changées. Mais c’est vrai qu’il y a un attentisme de la part de certains particuliers, qui se demandent si c’est le moment d’acheter. » Jean-Pierre Troisville (Société générale), admet pour sa part une moins grande souplesse pour les rédits-relais. « Les critères n’ont pas changé, mais on acceptera moins de dérogations. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, si on fait un crédit-relais sur 24 mois, on va exiger une garantie hypiothécaire parce qu’on n’est pas sûr du tout de l’évolution du marché immobilier. »Crédits en hausseSelon le directeur régional de la banque de France, Bernard Ramette, l’encours des crédits en région, tous types de crédits confondus, avait augmenté au 31 juillet de 11,12% par rapport à l’année précédente, et de 2,53 % depuis le 30 avril. Pour les sociétés, la hausse est de 10,81 %, pour les entreprises individuelles de 6,48 %, pour les particuliers de 11,81 %, pour les administrations publiques et privées, de 15,34 %. « La seule baisse concerne ses adminitrations, depuis avril dernier. Ce qui s’explique par la période électorale », selon Bernard Ramette.H.F.










