Primaires socialistes : les soutiens héraultais de François Hollande s’affichent

Une partie des socialistes héraultais ont affiché, autour de Robert Navarro, premier vice-président de la Région L.-R. et sénateur, leur soutien à François Hollande dans le cadre des primaires socialistes, lundi matin dans un café du centre de Montpellier.
« L’objectif, c’est de faire gagner François dès le premier tour (des primaires, 9 octobre, NDLR), a déclaré le ‘Monsieur Transports’ de François Hollande. C’est lui qui saura mettre en musique une politique intelligente pour notre pays, rassembler la gauche pour l’emporter face à Nicolas Sarkozy. C’est avant tout le but de ses primaires ».
Parmi les soutiens : Jean-Pierre Moure (président de Montpellier Agglomération et porte-parole du PS héraultais), Patrick Vignal, Christophe Moralès, Joël Abati, Jacques Martin, Francis Cros, Alain Cazorla, Fanny Dombre Coste.
L’unité a été au centre des débats, pour ne pas rééditer le cavalier seul fatal à Ségolène Royal en 2007. « Rien ne se fera demain sans un rassemblement des énergies socialistes » (Robert Navarro) ; « Si on plante ces primaires, on plante l’ensemble du parti. Il faudra sortir un vrai projet. » (Patrick Vignal) ; « Celui qui peut gagner doit savoir rassembler » (Jacques Martin) ; « Martine Aubry n’a pas été capable de faire un rassemblement de ses propres troupes. Comment peut-elle aller plus loin ? » (Christian Bouillé).
Pour Fanny Dombre Coste, « François Hollande peut incarner demain une vraie présidence, ambitieuse. Il a un vrai projet pour notre jeunesse, pour l’éducation, pour les emplois dans les quartiers La réforme de la fiscalité sera un point d’entrée indispensable pour travailler dans un contexte économique mondial très délicat. François Hollande est déterminé, et saura l’emporter au moment des présidentielles. »
Du côté des militants régionaux, le syndrôme des régionales de 2010 (où Martine Aubry avait envoyé Hélène Mandroux contre Georges Frêche) et la mise sous tutelle de la Fédération héraultaise jouent clairement en faveur de François Hollande. « Martine Aubry a tourné le dos à la légitimité des militants. Peut-elle gérer la France ? Casser une fédération, ça veut dire quoi ? », s’est indigné Talaat El Singaby, directeur des Internationales de la Guitare.










