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Languedoc-Roussillon
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Institutions
| 17/07/2012

Pour l’UMP régionale, « la reconquête, c’est maintenant »

« L’UMP a été décimée », a reconnu son chef de file à la Région, Stéphan Rossignol, lors d’une conférence de presse, ce matin, à la permanence des élus UMP. En présence d’une partie des 10 élus du groupe UMP, le maire de La Grande-Motte a pris acte de la sévère défaite de la droite aux élections législatives. « Nous avons perdu 13 députés sur 15. Nous n’avons plus que deux députés et quatre sénateurs. Quant aux départements, quatre sur cinq sont dirigés par des présidents socialistes, tout comme l’Agglo et la Ville de Montpellier. Nous partons de loin, nous ne pouvons que rebondir ! »
Sans surprise, les conseillers régionaux UMP ont passé au Kärcher la politique du président du conseil régional socialiste, Christian Bourquin, « qui ne pourra plus s’appuyer sur le rejet d’un gouvernement alors que jamais un parti n’a eu tous les pouvoirs comme il les a aujourd’hui. Quand François Fillon avait annoncé que l’Etat ne pourrait plus augmenter les dotations en faveur des collectivités territoriales, les socialistes avaient poussé des cries d’orfraie. Aujourd’hui, la dotation ne bougera pas d’un iota. On attend la réaction de M. Bourquin et M. Vezinhet… »
« Mesures démagogiques »
Aucune des mesures mises en place par Georges Frêche, et par son successeur, ne trouve grâce aux yeux de ses opposants. Le TER à 1 € ? « Une mesure démagogique avec un coût certain dont l’efficacité est loin d’être prouvée. Il aurait fallu différencier les publics qui payent le train : les étudiants, les salariés… » « Pour un étudiant le TER à 1 €, c’est hors de prix, alors que les autres collectivités offrent des transports gratuits », renchérit l’Alésien Christophe Rivenq. LoRdi gratuit pour les lycéens ? « Une fausse bonne mesure au coût exorbitant. Les ordinateurs servent aux lycéens à jouer ou à aller sur les réseaux sociaux. Et les enseignants n’en ont pas, et ne sont pas formés à leur utilisation ». L’ouverture d’une Maison de la Région à Casablanca ? « Une dépense coûteuse et sans impact ». Les Parcs régionaux d’activités économiques ? « La Région a engagé 300 M€ depuis 2005. Or seuls deux parcs sont aujourd’hui opérationnels. Nous dénonçons une politique qui consiste à acheter des terrains dans des lieux où les agglos et les intercommunalités ont plus de compétence pour mettre en œuvre de tels projets ». L’élu a assuré que 2,5 Md€ de projets lancés par la Région « ne sont pas financés. Il n’y a pas de crédits de paiement en face des autorisations de programme. La Région n’est plus en mesure de pouvoir réaliser l’ensemble des projets lancés. Car les banques n’accordent plus les mêmes lignes de crédit qu’auparavant ».
Montpellier-Perpignan
Les élus UMP se sont également inquiétés de l’avenir de la Ligne à grande vitesse entre Montpellier et Perpignan (qui ne devrait pas être remise en cause, selon nos informations) : « On sait que le contournement de Nîmes et Montpellier est acquis. Mais quid de la LNMP ? Est-ce qu’on va continuer à avoir un train-charrette pour aller à Perpignan ? ». Élu de Béziers, Fatima Allaoui regrette l’avis du conseil économique et social régional, qui préconise de ne pas construire de gare sur le tracé de la LNMP. « Narbonne et Béziers sont d’accord pour faire deux gares. Faire une gare entre deux villes, ce serait punir deux territoires ». Elle s’est également inquiétée du versement par l’Etat, des 70 M€ promis par le gouvernement précédent pour replanter des platanes le long du Canal du Midi : « Il faut d’abord assurer les financements de l’Etat et de la Région. Ce n’est pas en réservant aux mécènes une attitude de comptable anxieux qu’ils viendront aider à sauver ce joyau de la région ».
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