Pyrénées-Orientales
Agri - Agro
Perpignan : la FDSEA veut plus de contrôle de produits à la frontière
La FDSEA et les jeunes agriculteurs des P.-O. et du Gard se sont mobilisés, ce 17 juillet, au péage sud de Perpignan, pour réclamer aux autorités « l’intensification des contrôles de produits à la frontière espagnole et veiller à l’application de la loi française ». Suite à une réunion tripartite entre la France, l'Espagne et l'Italie sur les imports à bas prix espagnols, qui s’est tenue le 11 juillet, le syndicat agricole s’interroge : « Comment ce fait-il que l’Espagne, qui annonce vendre des pêches sur son territoire à 1,10 €/kg (départ station), puisse vendre ces mêmes produits entre 40cts/kg et 50cts/kg en France ». Il s’agit « un véritable dumping social et commercial de la part de nos plus proches voisins, s’indigne le président de la commission fruits de la FDSEA 66, Gérard Majoral. Pour preuve, le week-end du 14 juillet a été un gros week-end de vente mais aussi d’apport extérieur. »
Stocks
Cette tendance contribue à maintenir le niveau des stocks car les ventes ne se portent pas forcément sur les produits français. « Si en 2013, à la même époque les stocks de pêches/nectarines étaient nul, nous avons actuellement entre 6 et 7 000 t de stocks. » souligne le syndicaliste, arboriculteur lui-même. « La grande distribution joue vraiment le jeu mis à part quelques enseignes qui trainent les pieds comme Leader Price ou Système U. Mais au slogan acheter près de chez vous il faudrait rajouter consommer des productions du pays. Il en va de la survie de nos entreprises et surtout de l’avenir de notre métier que l’on fait par choix et par passion, complète-t-il. C’est frustrant, quand on sait que le marché français réclame 450 000 t de pêches/nectarines alors que nous sommes en capacité d’en produire 300 000 t et que nous avons des projets pour reconquérir des parts de marché. »










