Passage en zone d'alerte maximale : ce qui change en région
Dans la nuit de lundi à mardi, les métropoles de Montpellier et Toulouse, ainsi que des communes alentours, passent de zone d’alerte renforcée à zone d’alerte maximale. Du côté de Montpellier, sept communes en plus de la métropole sont concernées : Mauguio, Saint-Gély-du-Fesc, Saint-Clément-de-Rivière, Teyran, Palavas, Saint-Aunès et Montarnaud. En agglomération toulousaine, seize villes sont classées en alerte maximale : Colomiers, Tournefeuille, Blagnac, Plaisance-du-Touch, Cugnaux, Balma, Castanet-Tolosan, Saint-Orens-de-Gameville, Labège, Aucamville, Launaguet, L’Union, Portet-sur-Garonne, Ramonville-Saint-Agne, Auzeville-Tolosane et Quint-Fonsegrives.
À Montpellier comme à Toulouse, le classement en zone d’alerte maximale est mis en place pour une durée de 15 jours. En préambule du conseil de métropole qui s'est tenu ce 12 octobre, le préfet de l’Hérault Jacques Witkowski a d'ores et déjà indiqué que « d'autres EPCI (établissements publics de coopération intercommunale, NDLR) devront basculer en alerte maximale d'ici à la fin de la semaine ». Dans l’agglomération toulousaine, la préfecture annonce par ailleurs le classement du Sicoval, du Muretain Agglo et de la communauté de communes de la Save et du Touch (soit 86 communes) en zone d’alerte renforcée, comme c'est déjà le cas à plusieurs endroits dans l'Hérault*.
Pour le préfet de l'Hérault, ce classement en zone d'alerte maximale « est le dernier pallier avant de revenir à des mesures plus compliquées », faisant ainsi écho aux déclarations du Premier ministre sur France Info spécifiant que « rien n'était exclu » au sujet de possibles reconfinements locaux, même si le préfet de l'Hérault assure aussi que « pour le moment, nous n'y sommes pas ». À Toulouse, le préfet Étienne Guyot justifie ce dispositif comme un moyen d'éviter un hypothétique reconfinement.
Fermeture des bars et 4 m2 par client
Une nouvelle étape dans la lutte contre la Covid-19 qui n’est finalement pas une surprise, les indicateurs n’ayant cessé de se dégrader dans les deux métropoles d'Occitanie. Mais qu’est-ce que cela implique concrètement ? Principalement, la fermeture de certains établissements tels que les bars. Une décision que Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse, affirme déjà, chez nos confères de France Info, ne pas approuver. Les bars qui détiennent une licence restauration pourront quant à eux rester ouverts. « Il ne suffira pas d'aligner trois tranches de saucisson sur une planche en bois pour être considéré comme faisant de la restauration, prévient le préfet. La restauration implique une cuisine, de la transformation de produits... À l'inverse, un restaurant n'est pas un endroit où l'on consomme des boissons, c'est accessoire. » L’heure de fermeture des brasseries et restaurants est fixée à minuit (1h à Toulouse les vendredi et samedi soirs) avec accueil du dernier client à 22 h, un maximum de six personnes à table et la mise en place d’un cahier de rappel (noms et numéro de téléphone en cas d’alerte sanitaire).
Les centres commerciaux et grands magasins doivent respecter une jauge maximale correspondant à 4 m2 par client. Sont aussi interdits les événements de plus de 1 000 personnes et les rassemblements de plus de 10 personnes sur la voie publique ou dans les lieux ouverts au public. À Toulouse, la préfecture indique que salles de danse, casinos, salles de jeux, salles des fêtes, salles polyvalentes, chapiteaux, lieux d’exposition et salons ne pourront plus être ouverts, tout comme l’ensemble des salles de sport. Le port du masque est obligatoire dans les communes de Toulouse et son agglomération. Concernant le télétravail, le préfet de l'Hérault conseille à « tous ceux qui peuvent travailler différemment de le faire ».
*L’agglomération du Pays de l’Or et les communautés de communes du Pays de Lunel, du Grand Pic Saint Loup, du Clermontais et de la Vallée de l’Hérault sont déjà placées en zone d’alerte renforcée.










