Hérault
Tourisme - Loisirs
Opéra et orchestre de Montpellier : la nouvelle directrice devra trouver des sources d'économies
Apaiser le climat social, faire des économies, retrouver son public : telles sont les priorités de la nouvelle directrice de l’Opéra et Orchestre national de Montpellier Languedoc-Roussillon, Valérie Chevalier, 49 ans, présentée ce matin à la presse par le président de l’Agglo de Montpellier, l’un des principaux financeurs de la structure, avec le conseil régional. Première femme à être nommée à la tête d’un Opéra national en France, l’actuelle directrice de l’administration artistique de l’Opéra national de Lorraine sait qu’elle arrive sur un terrain sensible, après la longue crise qui a secoué l’OONMLR, aboutissant au départ de Jean-Paul Scarpitta, à la réduction du budget (passé de 24 à 20 M€)… et à celui de nombreux spectateurs « qui ne voulaient plus être agressés quand ils entraient dans les salles », regrette la nouvelle directrice. Dont « la première tâche sera, selon elle, de retrouver la confiance des équipes et du public ».
« Pas de plan social »
« Il n’y aura pas de plan social », a assuré le président de l’OONMLR, Bernard Serrou, qui a néanmoins admis que des décisions « difficiles et lourdes » allaient devoir être prises, pour cette structure qui emploie 250 permanents. Valérie Chevalier, qui dit avoir « déjà rencontré pas mal de monde », et met en avant sa « neutralité » par rapport aux conflits passé, se présentant comme un « chevalier blanc », a esquissé quelques pistes pour réaliser les 4 M€ d’économies nécessaires, eu égard à la baisse du budget : éviter les dédits (qui auraient coûté 300 à 400 K€ à la structure), et ne pas retenir les proches de Jean-Paul Scarpitta « qui ne souhaitent pas rester ». Interrogé par La Lettre M, le président de l’OONMLR, Bernard Serrou, évoque d’autres pistes d’économies, comme un moindre recours à la location des salles du Corum, « qui représente un coût de 2,8 M€ par an », ou de recettes, avec « le recours au mécénat, en ciblant des grands comptes ». Autre source d’économie : l’embauche d’un directeur musical ne sera pas immédiate, mais passera par le recrutement d’un chef d’orchestre invité, dont le poste sera éventuellement pérennisé, dans un second temps.










