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| | 21/11/2008

Nîmes/Université - Un institut pour les métiers liés à la longévité des populations

Le 9 décembre seront votés au sein du conseil de l’université de Nîmes les statuts d’une fondation visant à créer l’Institut méditerranéen des métiers de la longévité (I2ML). Un institut (inscrit au contrat de projet Etat/région 2007-2013) comparable dans l’idée aux pôles de compétitivité. Ici, il s’agit de répondre pour les fondateurs, publics et privés, aux problèmes extra-médicaux que posera la forte concentration de personnes âgées en Languedoc-Roussillon. D’ici 2015 en effet, la région comptera plus de 200 000 habitants de plus de 60 ans. Côté public figurent l’université nîmoise, les collectivités territoriales, l’Institut des neurosciences de Montpellier, l’Ecole des Mines d’Alès, le CHU de Nîmes, et l’université de Sherbrooke à Montréal. Côté privé, la Mutualité française du Gard (et son entreprise spécialisée Visaudio) ainsi que des PME et des grandes entreprises ont confirmé leur engagement. Tous seront réunis sous la houlette de Gérard Grassy, professeur de biochimie structurale à l’université Montpellier I, qui à raison de quatre à cinq rendez-vous par semaine rencontre actuellement toutes les PME régionales actives dans le domaine de la longévité. En février, la liste des participants sera exhaustive. Gérard Grassy souhaite limiter à une quinzaine le nombre de membres fondateurs, dont 9 ou 10 entreprises. En revanche, il n’y aura pas de limite concernant le nombre d’entreprises donatrices. Gérard Grassy souhaite que ce soient avant tout des grandes entreprises nationales. Une pépinière d’entreprises pour accueillir une filière complète Trois volets caractérisent le projet, dont le bâtiment névralgique devrait voir le jour dans le futur quartier Hoche/Sernam : un centre de recherche appliquée et de réadaptation biomédical orienté sur les déficiences sensorielles ; un institut de formation pour les métiers confrontés à l’accompagnement de la longévité ; et surtout une plate-forme de recherche technologique associée à une pépinière d’entreprises. Un concours de création d’entreprises innovantes sera lancé dès 2009. L’objectif affiché, notamment par Franck Proust, délégué au développement économique de Nîmes Métropole, est d’installer autour de Nîmes une filière complète de recherche, conception et production de solutions pour garantir une autonomie maximale des personnes âgées. Entre 2009 et 2011, le budget du futur institut s’élèvera à 4,4 M€.F.D.

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