Hérault
Eau - Environnement
Nappe astienne : le président du Smeta défend les campings
Claude Calas, président du Syndicat mixte d’études et de travaux de l’Astien (Smeta) réagit à notre article du 5 juillet : « Sécheresse, les campings montrés du doigt ». Selon lui, « des efforts conséquents ont été consentis par la plupart des établissements dans la gestion de cette ressource à travers la déclaration régulière de leurs prélèvements, l’équipement de leur installation en matériel hydro-économe et même pour certains, la réutilisation des eaux usées pour l’arrosage des espaces verts ». Il ajoute que cinq établissements (sur 57) « ont accepté de participer à une opération pilote de raccordement au réseau d’eau brute, en partenariat avec l’Agence de l’eau, la société bas Rhône du Languedoc, le conseil général de l’hérault et le Smeta, afin de soulager les prélèvements dans la nappe astienne via l’amenée d’une ressource de substitution ».
Forages non déclarés
Reste que l’optimisme du président du Smeta n’est visiblement pas partagé ni par la CCI de Béziers, qui lance, comme nous l’avons écrit, une étude pour mesurer l’impact précis de ces prélèvements. Ni par la vice-présidente du conseil régional, Anne-Yvonne Le Dain, pour qui « ces campings pompent l'eau de l'Astienne sans aucune restriction avec des volumes colossaux en période estivale. Si ces prélèvements se poursuivent à ce rythme, le risque est réel de voir cette nappe contaminée par l’eau de mer située au-dessous de cette réserve ». Ni par BRL, qui estimait, dans une étude publiée en juin 2006, que « l’ensemble des forages privés de ces établissements n’est pas connu de manière exhaustive et l’existence d’un certain nombre de forages non déclarés ne fait aucun doute ». Claude Calas affirme, pour sa part, que la situation décrite par BRL n'est plus d'actualité, le Smeta ayant recensé aujourd'hui, à 95 %, les forages des 57 campings concernés, qui « ont des compteurs sur leurs forages, et nous transmettent annuellement leurs prélèvements. »










