Montpellier/Aéroport – Société aéroportuaire : minoritaire, Georges Frêche veut être majoritaire « dans trois ans »
Georges Frêche n’a pas renoncé à prendre le contrôle de l’aéroport de Montpellier. « Les choses se débrouilleront dans trois ans », explique-t-il à La Lettre M ce vendredi matin, après avoir donné son accord, la veille, pour entrer de façon minoritaire dans le capital de la société aéroportuaire qui gérera l’aéroport de Montpellier à partir du 1er juillet prochain. L’État détiendra 60 % des parts, les collectivités 15 %, la CCI 35 %. La répartation précise des parts des collectivités concernées était encore en discussion cet après-midi.Pour le président de la Région et de l’Agglo de Montpellier, « la situation actuelle est transitoire. L’État oblige à cette forme parce qu’il la met sur les dix autres aéroports nationaux. Mais il n’est pas décidé non plus à mettre le moindre agrent sur le développement de l’aéroport de Montpellier ». Georges Frêche estime que le retour de Michel Fromont à la CCI lui a « donné confiance. C’est quand même un homme sérieux. Et avec le soutien de Joseph Francis, le futur président de la CCI, je pense qu’on pourra aller plus loin. Mais les choses ne se débrouilleront que dans trois ans ».Objectif : un hub internationalC’est à cette date que le président de la Région espère pouvoir racheter les parts de l’État, et prendre le contrôle de l’aéroport. « Que j’ai aujourd’hui 4, 5 ou 9 %, je m’en fous. L’essentiel c’est d’y être. Le jour où l’Etat vendra ses parts, nous serons là pour les acheter. C’est dans cette optique que je rentre au conseil d’administration, au côté du conseil général et de l’Agglomération de Montpellier. L’important, c’est qu’on y soit pour attendre l’avenir. »Georges Frêche veut faire de l’aéroport de Montpellier un « hub » international pour des compagnies nord-américaines ou du Sud-Est asiatique. « Il faudra bientôt des hubs. Or le hub le mieux placé reste Montpellier. C’est ce que je tenterai. Bordeaux est trop excentré. À Toulouse, 40 % des pistes sont pris par les vols d’entraînement. Marseille ne peut pas se développer parce qu’il faudrait le faire sur l’étang de Berre et ils auraient tous les écolos d’Europe contre eux. Et idem pour Nice où la piste qu’on a tenté de faire s’est effondrée dans la mer. Donc je pense que Montpellier est le mieux placé pour faire un hub international. »Le président de la Région, qui estime qu’il « n’y a place que pour un aéroport » dans la région, prévoit toujours de créer une association entre les aéroports de Montpellier et Nîmes. « L’avenir est un aéroport commun qu’on appelera Montpellier-Nîmes, ou Sud de France. Comme ça, nous utiliserons les deux pistes. Et entre les deux, on mettra en place une navette tous les quarts-d’heures. Cet aéroport commun sera le début de la décentralisation de l’espace français ».H.F.










