Montpellier 2040, une ville plus verte et plus ouverte

Vers une ville verte et ouverte. Aux côtés de Hélène Mandroux, maire (PS) de Montpellier et Michaël Delafosse, son adjoint à l’urbanisme, les urbanistes italiens Paola Vigano et Bernardo Secchi ont dévoilé lundi matin, devant la presse, les grandes lignes de leur projet urbain "Montpellier 2040", mettant l’accent sur une cité "humaniste, inventive et où il fait bon vivre". Parmi les préconisations phares qui seront présentées ce lundi 4 novembre au Corum, lors des 2es Assises de l’urbanisme :
- une liaison renforcée entre La Paillade et le centre-ville.
- la création de deux grands parcs, l’un au nord et l’autre au sud, avec la plantation de 50 000 arbres. « Le maire de New-York, Michael Bloomberg (l’élection de son successeur a lieu demain, NDLR), qui n’est pas un extrémiste écologiste, a planté 750 000 arbres en six ans dans sa ville », a lancé Bernardo Secchi.
- Infrastructures-sceptiques. « Nous pensons que la nouvelle autoroute A9 et la ligne ferroviaire Nîmes-Montpellier ne sont pas prioritaires, a avancé Bernardo Secchi. Montpellier n’a pas besoin de rejoindre Paris avec 20 mn en moins. Il y a d’autres problèmes plus urgents. C’est notre avis. Mais on est démocrates, on accepte les avis contraires. Le quartier Oz (piloté par Montpellier Agglomération, NDLR) sera articulé à nouvelle gare TGV. Oz ne se justifie que si la nouvelle gare se fait. »
- Reconquérir l’ouest de la Ville. « La partie Ouest de la Ville et la périphérie interne de Montpellier doivent être retraitées, à travers une centaine de "petits projets", comme autant de reconquêtes d’espaces publics, souligne Paola Vigano. Il faut penser à la ville comme ressource, et entrer dans une logique de recyclage. Il y a trop de friches, de lieux abandonnés ou sous-utilisés, avec un manque évident de mixité fonctionnelle. Il faut sortir de la logique de ‘zoning’, qui a départagé pendant des décennies zones d’activités, zones industrielles, zones pavillonnaires, blocs de logements sociaux… » Parmi les 100 projets : requalification des Cévennes, de l’avenue du Père Soulas, création d’un quartier Campus en faisant notamment "sauter" les kilomètres de clôtures des Universités Montpellier 2 et 3.
- Santé. « Il faut voir la ville comme un grand gymnase à ciel ouvert. La population est vieillissante. Il est important que la ville garde sa population en bonne santé. »
Place, désormais, à l’opérationnel. « 2040 commence aujourd’hui, martèle Bernardo Secchi. Donner des idées, c’est bien, mais nous nous préoccupons déjà du passage à l’acte. Qui est propriétaire des terrains ? Quels réseaux peuvent être facilement connectés ? Nous avons réalisé un examen de la faisabilité du projet. Car un projet n’a de valeur que s’il est faisable. Sinon, il n’est bon que pour les archives ! » Un ouvrage, en cours de finalisation et synthétisant la démarche "Montpellier 2040", sera publié au 1er trimestre 2014. « Nos atouts, c’est l’université, la recherche, la jeunesse (60 000 étudiants), l’innovation et la qualité de l’environnement », a conclu Hélène Mandroux.
Photo : HV










