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Haute-Garonne
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Aéronautique et spatial
| 27/09/2022

Mobilité aérienne : TindAIR a « atteint ses objectifs »

Lancé en mars 2021, le projet européen TindAIR – pour Tactical INstrumental Deconfliction And in flight Resolution – livre des résultats jugés « positifs », indique Stéphane Bascobert, cofondateur d'Innov'ATM. Coordonnée par cette société haut-garonnaise spécialisée dans les solutions de gestion du trafic aérien, l'initiative à 4 M€ – inscrite dans le cadre du programme européen Sesar – a permis de réaliser des démonstrations à grande échelle de mobilité aérienne dans les zones périurbaines de Toulouse et de Bordeaux. Objectif : apprendre à gérer les potentiels conflits entre les différents types de plateformes aériennes sans pilote tels que les drones et les taxis volants.

Une trentaine de vols en conditions réelles
Les démonstrations réalisées au cours des derniers mois se sont basées sur des scénarios répondant aux besoins urbains identifiés en prenant en compte les cas jugés extrêmes comme la perte de communication ou l'atterrissage d'urgence.
« L'objectif était de détecter les conflits potentiels entre les différents usagers de l'espace aérien et de calculer des solutions de résolution de ces conflits », explique Stéphane Bascobert le 27 septembre sur le terrain d'essai de l'Onera, à Esperce (31). Des drones de différentes tailles  de 5 à 600 kg ont ainsi côtoyé des hélicoptères. « Nous disposions déjà, chez Innov'ATM, d'une plateforme logicielle que nous avons enrichie afin de prendre en compte les problématiques de détection et de résolution de conflits, avec notamment des changements de trajectoire, d'altitude ou de vitesse, indique le dirigeant de la société de 25 salariés. Les exercices de simulation, de même que la trentaine de vols réels réalisée, incluant à chaque fois un superviseur humain, nous ont permis de générer des boucles courtes d'itération. » L'heure est désormais à la compilation des données obtenues et à la rédaction de rapports destinés à éclairer le législateur européen sur les enjeux et les solutions possibles.

« Aller plus loin »
La suite ? « Nous avons atteint nos objectifs et validé que la solution était viable d'un point de vue opérationnel, estime Stéphane Bascobert. Nous souhaitons maintenant nous positionner en fin d'année dans le cadre du prochain programme Sesar avec un projet plus important  10 M€ dont 7 M€ de subventions sur trois ans et un consortium de 16 à 17 acteurs. L'objectif est d'aller plus loin dans l'automatisation et la complexité, de travailler davantage en ville et sur des distances plus longues, avec de surcroît plus de croisement entre les aéronefs. »

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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