Pyrénées-Orientales
Finances
Médiation du Crédit : 12 M€ débloqués pour les entreprises des P.-O.

Après Carcassonne, Jeanne-Marie Prost, la médiatrice nationale du crédit, a fait un point d’étape à Perpignan, ce 24 octobre, afin de dresser le bilan de cen dispositif créé en 2008 qui « vise à protéger les entreprises ». 356 entreprises ont saisi le médiateur et 312 dossiers ont été acceptés. « Le taux de succès de la médiation du crédit est de 57 %, proche de la moyenne nationale à 60 %, et a concerné 167 entreprises mobilisant 12 M€ de crédit, indique Nathalie Bruel, la directrice de la Banque de France à Perpignan et médiatrice du crédit. Il faut aussi noter que 1 700 emplois ont pu ainsi être préservés. » Selon elle, « les dossiers de médiation sont en hausse : si 35 dossiers ont été traités en 2012, nous en sommes actuellement à 33 dossiers. » « Les dossiers concernent, à 80%, des entreprises de moins de 10 salariés », rappelle Jeanne-Marie Prost.
Une réactivité nécessaire
Consciente que les dirigeants doivent faire preuve de réactivité face à un problème de financement ou d’assurance crédit, elle souligne que « la saisie de la médiation du crédit peut se faire à partir du site internet, de l’expert-comptable,... C’est gratuit, confidentiel et surtout décentralisé. Trop souvent les dossiers arrivent trop tard en médiation, il est plus difficile alors de rétablir la situation. » La médiation du crédit mobilise un ensemble de partenaires qui travaillent en réseau comme la direction des finances publiques, la BPI France ou encore le tribunal de commerce. « La médiation est une dynamique. Elle propose des solutions avec une répartition des efforts des uns et des autres », complète Jeanne-Marie Prost. « Un quart de la médiation du crédit passe par la direction des finances publiques, où nous octroyons des délais de paiement pour la dette fiscale et sociale », souligne Jean-Paul Métois, le directeur de la direction départementale des finances publiques des P.-O.
Des exemples de médiations réussies
Pour Alain Jean-Philippe, le gérant de Surveillance Catalane (Cabestany), la médiation du Crédit a abouti. « J’ai saisi la médiation du crédit en 2009, car mes trois banques n’ont plus voulu assumer le relais de trésorerie nécessaire quand on est une société de services en raison des décalages de paiements », explique le dirigeant, à la tête de plus d’une centaine de salariés. Il est sorti de la médiation en janvier 2012 après avoir aussi reçu l’appui d’Oséo, qui, à l’époque proposait une garantie de crédit court terme. « Depuis, j’enregistre une croissance de chiffre d’affaires de 15 % et des effectifs. On est passé de 84 à 105 ETP », complète le dirigeant. Pour Valérie Fricot, à la tête des magasins Le Bonheur des Fleurs (PrimFleur, 9 salariés), la médiation, saisie en 2010, lui a permis d’assainir la situation et de revendre son affaire à Coul Flor.









