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Hérault
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BTP
| 1/07/2011

Malgré l’embellie, 2 300 emplois perdus dans le bâtiment en trois ans (FFB 34)

Patrick Ceccotti, président de la Fédération du Bâtiment de l’Hérault (550 adhérents, à droite sur la photo), a annoncé la perte de 2 300 emplois en trois ans dans le secteur du bâtiment - de 21 500 salariés en 2008 à 18 300 aujourd’hui, entre fin 2007 et fin 2010 -, vendredi 1er juillet lors d’un point presse organisé en marge de l’assemblée générale annuelle, dont le thème était « La reprise ? A quel prix ? »
Une baisse beaucoup plus sensible qu’un niveau national : - 9 %, au lieu de - 3 %.
« Ces 2 300 emplois perdus ne sont pas que des licenciements, a-t-il précisé. Il y a aussi des non-remplacements de départs à la retraite et des non-reconductions de CDD. »
Patrick Ceccotti a détaillé aux adhérents, élus et représentants de l’Etat une équation selon lui inquiétante : « Prix anormalement bas+ concurrences déloyales = pertes d’emplois et pertes de qualité ».
D’après lui, les entreprises « low cost », employant de la main d’œuvre étrangère, représentent une menace pour l’emploi et l’économie locale. « Les bailleurs sociaux font appel en masse à cette main-d’œuvre étrangère. Celle-ci est exploitée, on a repéré quelques lieux d’hébergement… C’est un retour au Moyen-âge, les ouvriers s’entassent à trois ou quatre dans 10 m2. Les conditions de sécurité sur les chantiers ne sont pas respectées. Ces ouvriers ne restent que deux ou trois mois, ils ne consomment pas sur le territoire. 80 % de ce qu’ils gagnent, ils l’envoient dans leur pays. » La signature de conventions de bonnes pratiques avec les collectivités (dernière en date : Thau agglo) va se poursuivre, a-t-il indiqué.

Embellie au niveau des chiffres, mais les prix restent bas

Bertrand Sablier, délégué général de la FFB (à gauche sur la photo), évoque pourtant, pour l’Hérault, des chiffres « fabuleux » : + 44,9 % du nombre de logements autorisés entre mai 2010 et mai 2011, + 22,6 % de logements mis en chantier, + 16 % de consommation de béton prêt à l’emploi, + 15,3 % de CA des négociants de matériaux…
« Le volume semble bien redémarrer, mais les prix restent extrêmement bas. Cela s’explique par le fait que Montpellier est hyper concurrentiel, comme les autres grandes métropoles régionales. Elle draine les entreprises des départements voisins, plus ruraux, qui souffrent. »
Interrogé sur l’après-Frêche, Patrick Ceccotti a répondu : « Jean-Pierre Moure (Montpellier Agglomération) nous a rassurés dans sa volonté de relayer le côté bâtisseur. Du côté de la Région L.-R., on m’a bien fait remarquer que je n’ai pas vocation à avoir de relations avec Bouquin, du fait que mon échelle est départementale. Avec Frêche, c’est vrai qu’on mélangeait un peu, mais les messages passaient, c’était l’essentiel. »
Au niveau national, la FFB table sur une croissance moyenne nationale de 2 % en 2011.

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