L’Umih 66 et la profession mobilisées contre la hausse de la TVA
Le président de l’UMIH 66 (union des métiers et de l’industrie hôtelière), François Galabert, a réuni ce 30 octobre des professionnels de la restauration, l’UPE 66 et la CCI de Perpignan, pour alerter sur les conséquences d’une éventuelle hausse de la TVA à 12 % ou 19,6 %, suite au rapport du député PS, Thomas Thévenoud. « Le contrat a été respecté au niveau social. Les recrutements se sont faits et les salariés ont pu bénéficier d’une revalorisation salariale de 4,1% sur deux ans, une prime TVA de 500 €… Cela s’est traduit aussi par des investissements pour des mises aux normes. Les prix ont baissé de 2,97 %, conformément à nos prévisions (3 %), ajoute-t-il. Pendant ce temps, les charges n’ont pas cessé d’augmenter, rognant sur les marges. » La mesure répondait aussi aux attentes des clients. « Avec la crise, le pouvoir d’achat des clients ne cesse de baisser. Ils se dirigent vers la restauration rapide qui enregistre actuellement des baisses d’activité. Si les clients ne viennent plus, la profession pourrait disparaître avec », s’inquiète-t-il.
La restauration est un des rares secteurs qui a continué à recruter malgré la crise, avec, selon l’Insee, la création de 17 000 emplois en L.-R. entre 2005 et 2010, soit près de 3 000 dans les P.-O. (1 400 établissements, 9 000 emplois). « Le dernier Mc Donald qui vient d’ouvrir à Saint-Laurent de la Salanque a créé 45 emplois », précise le président de l’Umih 66. Il note que « sur les 200 000 entreprises du secteur en France, 93 % ont moins de 10 salariés et que nombre d’entre elles sont en milieu rural. Une hausse de la TVA aura d’autant plus d’impact sur elles. En outre, les entreprises qui se sont endettées sur 5 à 7 ans, misant sur cette mesure de la TVA, vont devoir continuer à rembourser leur prêt. » Selon lui, « la baisse de la TVA a limité de 17 % le nombre de faillite. Une hausse de TVA va au contraire avoir l’effet inverse. »










