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Education - Formation
| 9/01/2013

L’UM2 ouvre 100 postes pour la campagne 2013

Michel Robert, président de l’UM2 depuis le mois de juin dernier, a présenté hier, mardi 8 janvier, ses vœux à l’ensemble des personnels de son établissement. L’occasion pour lui de rappeler que son université a fait un effort budgétaire conséquent afin de pouvoir proposer une centaine de poste pour la campagne 2013. « La masse salariale n’évolue pas, ce sont des remplacements, mais malgré tout nous avons dû pour les maintenir fournir un effort budgétaire conséquent, notamment au niveau de la recherche. Une vingtaine d’universités en France n’ouvrent pas de postes du tout cette année ». Un arbitrage difficile : en effet, Michel Robert était monté au créneau au mois d'octobre, à l'occasion des assises régionales de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, pour dénoncer la fragilité budgétaire des universités. « L'autonomie est un leurre, avait-il déclaré, car nous payons une masse salariale (3 000 personnes) dont nous ne décidons pas du salaire, et entretenons des bâtiments qui ne nous appartiennent pas. » Un sentiment partagé par nombre de présidents d'université.
Le budget de l’UM 2 s’établit à quelque 200 M€ pour l’année à venir, soit, comme se plaît à le rappeler Michel Robert, « un demi-million par jour ». « Mais une fois les salaires payés, et les frais de fonctionnement acquittés, il ne reste pas grand chose. »
Premiers chantiers du plan campus en 2013 ?
L’arbitrage autour de l’allocation des intérêts intermédiaires pour l’année à venir dans le cadre du Plan campus ne devrait toutefois pas tarder. Michel Robert compte dessus pour alléger son budget, lancer de nouveaux travaux de rénovation sur le site du Triolet, mais aussi pour qu’enfin les premiers projets Plan Campus voient le jour. « Jusqu’ici, on n’a pas vu grand chose, même si nous avons senti une accélération dans les derniers mois de 2012. Nous avons bon espoir de voir les premiers panneaux Plan Campus fleurir cette année, sur des projets de rénovation, en attendant la grande réalisation du Village des Sciences. » Ce projet, d’un coût de 37 M€ pour la réalisation d’un bâtiment pédagogique sur le site triolet de 15 100 m2 de Shon, devait être réalisé dans le cadre d’un PPP, et les travaux devaient démarrer en 2014 pour s’achever en 2016. Les récentes remises en cause de ce mode de financement par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso, mais aussi par les responsables de l’UM2, Michel Robert en tête, devraient aboutir à de nouveaux choix, selon toute vraisemblance. « Nous souhaitons une maîtrise d’ouvrage publique, et les instances dirigeantes ont bien pris en compte notre volonté, a ajouté Michel Robert. La décision est imminente. » Selon Gilles Halbout, premier vice-président, elle devrait même intervenir à la fin du mois de janvier. Et ainsi relancer un processus qui était encore au point mort.
En attendant, la première pierre du pôle Saint Priest dédié à la recherche en technologies de l'information va être posée ce vendredi 11 décembre. Ce bâtiment de 13 000 m2, pour un coût de 38 M€, sous maîtrise d'ouvrage direct de l'UM2, ouvrira ses portes dès la rentrée 2014 et abritera à terme 400 personnes (chercheurs, enseignants-chercheurs, doctorants).
Premier acte de la fusion
2013 sera aussi l’année du premier acte officiel de la fusion à venir entre l’UM1 et l’UM2, qui devrait être effective au 1er janvier 2015. En effet, les deux universités vont déposer à l’été ou à l’automne un dossier commun pour évaluation du projet de fusion. « La première étape, symbolique, a déjà été engagée, puisque nous sommes en pleine discussion sur la charte, ce socle des grandes lignes que partagent nos deux établissements, a ajouté Michel Robert. J’entends les craintes liées à la fusion : elles feront l’objet de dialogue, et nous avons acté l’absence de mutation forcée. » Cela bien sûr dans l’attente de la futur loi sur l’université, dont le projet sera discuté au printemps, et qui pourrait voir réapparaître le projet d'universités régionales. « On ne peut pas passer son temps à attendre des réformes, nous devons garder un cap, a noté Michel Robert. On se réadaptera, s’il le faut. »
Légende : Michel Robert, au micro, entouré de l'ensemble de l'équipe dirigeante de l'UM2, hier après-midi, lors de la cérémonie des voeux à la Maison de l'Etudiant sur le campus du Triolet.
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