Little Marcel en redressement judiciaire
La procédure de sauvegarde entamée le 5 juin par Little Marcel (société KLS), la marque de vêtements aux rayures multicolores, a été convertie le 28 juillet en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Nîmes. La cessation de paiements de la société, dont le siège est à Aigues-Mortes, dans le Gard, a été enregistrée le 22 juillet. « On se bat pour s’en sortir, nous sommes en restructuration », affirme à La Lettre M la directrice générale, Linda Leseigneur, qui « refuse d’en dire plus ». Et renvoie vers son avocat, Jean-Pascal Pellegrin. Selon l'hebdomadaire La Gazette de Nîmes du 20 août, le plan social pourrait concerner jusqu’à 60 personnes, information non confirmée par la direction de l’entreprise.
Selon un connaisseur du dossier, interrogé par La Lettre M, « l’entreprise a connu une croissance beaucoup trop rapide. C’est qui a engendré les difficultés actuelles. Little Marcel a ouvert des magasins et embauché, sans asseoir son équilibre financier. Sa trésorerie est insuffisante au regard des charges à assumer ».
Success story
Considérée comme une success story régionale, l’enseigne de vêtements et accessoires fondée il y a plus d’une décennie par Eric Schieven et Lynda Leseigneur est née au Grau-du-Roi dans le Gard. Aujourd’hui basée sur la zone d’activité Terre de Camargue à Aigues-Mortes, KLS avait réalisé un CA de 17,433 M€ (avec un résultat positif de 1 M€) en 2011, les derniers chiffres publiés au greffe. Les dirigeants annonçaient dans la presse 30 M€ et une centaine de salariés en 2013. Selon son site Internet (http://littlemarcelstore.com), l’enseigne compterait 23 points de vente (en centre commercial et magasin d’usine) alors que la société KLS affiche 30 établissements secondaires.
Par ailleurs, la créatrice parisienne Sonia Rykiel a fait condamner en juin dernier Little Marcel pour « concurrence déloyale et parasitisme », un contentieux qui dure depuis 2009.
Administrateur judiciaire : Selarl de Saint Rapt & Bertholet ; mandataire judiciaire : Me Frédéric Torelli.










