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Languedoc-Roussillon
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Transports - Logistique
| 12/05/2011

Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan : dures études…

Jeudi 12 mai à Montpellier, Thierry Mariani, secrétaire d’Etat aux Transports, a signé le protocole définitif de financement des études préalables au projet de ligne nouvelle Montpellier-Perpignan. Pour rassembler les quelque 42 M€ nécessaires pour financer ces études, et ne pas prendre de retard, RFF a dû mettre la main à la poche (avance sur trésorerie de 5,8 M€).
La Région L.-R., qui contribue aussi à hauteur de 10,5 M€, a dû de son côté pallier les défections du conseil général de l’Hérault et de Thau agglo. Quant à la participation du conseil général de l’Aude, elle est en passe d'être résolue, les négociations ne portant plus que sur environ 50 000 €. Ces difficultés présagent d'un montage financier des plus périlleux pour les travaux eux-mêmes (coût : environ 6 Md€).
Christian Bourquin (Région L.-R.) a taclé les collectivités ‘mauvais élèves’ et a appelé à agir vite et ensemble. « La Région est le premier financeur de ces études, elle n’a pas vocation à le rester, je le dis clairement. Je suis heureux d’avoir de l’ambition pour les autres, même si je préfèrerais qu’ils existent par eux-mêmes en étant présents aujourd’hui ! Je n’ai pas vocation à payer pour les autres, surtout que c’est une affaire de gros sous. On fera nos comptes dans la phase 3 ou 4 de l’étude. Faisons attention aux délais. Il faut passer les protocoles d’accord sur les actions concrètes rapidement. »

Tourisme et logistique

Concernant les attentes liées à la ligne nouvelle, deux éléments ressortent des interventions des élus : tourisme et logistique. Alain Tarlier, président de la communauté d’agglomération de Carcassonne, a insisté sur la dimension touristique du projet. « Notre territoire accueille chaque année 3,5 millions de touristes, attirés par la cité de Carcassonne et le canal du Midi. Il en recevra plus encore dans dix ans. C’est un challenge majeur de développement, où les voies de communication ont un rôle essentiel à jouer. »
Pour Jean-Paul Alduy (Perpignan Méditerranée), la nécessité est de « mettre en avant une solution flexible, avec du fret. On est dans le développement durable. Certes, on a du mal à développer le fret ferroviaire en France. Mais justement, cette infrastructure doit être l’occasion de le développer ! Et j’ajoute que la ligne actuelle sera sous-marine dans quelques décennies, avec la montée du niveau de la mer. Doit-on raisonner à vingt ans, ou sur une infrastructure pour les générations futures ? Le but de la ligne nouvelle n’est pas que touristique, il est aussi logistique. »
Jacques Bascou a de son côté souligné l’inondabilité de la basse plaine de l’Aude, point noir du passage de l’infrastructure. « C’est un élément à prendre en compte dans la définition du tracé. »

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