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Industrie
| 5/12/2014

L’Etat vend 49,99 % des parts à un consortium chinois

L’Etat a choisi le consortium chinois Symbiose pour lui vendre 49,99 % du capital, sur les 59,99 % qu’il détient, sur la société qui gère l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Le montant de la transaction est de 308 M€ et le transfert des actions aura lieu avant la fin de cette année.
Les collectivités (Etat, Région, communauté urbaine) et CCI de Toulouse seront majoritaires avec 50,01 % du capital.
Le nouveau partenaire propose des conditions tellement favorables pour les partenaires locaux que l’on peut se demander pourquoi débourser autant d’argent pour ne pas détenir le pouvoir.
Voici des engagements de Symbiose : maintien, voire développement de l’emploi ; la direction de l’aéroport restera inchangée ; proposition aux salariés pour devenir actionnaires ; cession éventuelle de 16,6 % du capital à des investisseurs français ; les collectivités détiendront la majorité des sièges au conseil d’administration ; ouverture de nouvelles liaisons vers l’Afrique du Nord, l’Europe, l’Amérique du Nord et la Chine (qui veut faire de Toulouse sa 2ème porte d’entrée en France) ; perennité des droits fonciers d’Airbus ; augmentation du trafic passagers (de 7,5 millions par an aujourd’hui, à 20 millions d’ici 20 ou 30 ans) ; construction d’un nouveau hall pour les long-courriers ; participation financière au projet du futur Parc des Expositions (selon Jean-Luc Moudenc, il s’est engagé contractuellement)et éventuellement aux grands projets d’aménagement de Toulouse Métropole (future ligne 3 du métro ?...). L’impétrant est généreux.
Nouveauté par rapport à l’appel d’offres, les 10,01 % encore détenus par l’Etat ne seront pas cédés et, s’il souhaite les vendre, les collectivités locales auront la priorité pour les acquérir, selon les déclarations du ministre de l’Economie Emmanuel Macron à La Dépêche du Midi.
Le consortium Symbiose est composé par deux groupes chinois : Shandong Hi-Speed Group (spécialiste dans la construction et la gestion des infrastructures, il gère l’aéroport de Shenzen) et le fonds d’investissement Friedmann Pacific Investment Asset Management. Le canadien SNC Lavallin n’est pas associé au capital, il apporte son conseil technique au consortium.
Trois autres candidatures, françaises, avaient présenté leurs offres : Aéroports de Paris, Vinci et Natixis.
Rappelons que la société Aéroport de Toulouse-Blagnac n’est pas propriétaire de l’infrastructure, qui reste propriété de l’Etat, elle n’est que le gestionnaire jusqu’à 2046.

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