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Languedoc-Roussillon
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Immobilier
| 18/11/2010

L’Etat et la Région L.-R. veulent doubler la production de logements sociaux d’ici à 2020

Christian Bourquin, président de la Région L.-R. et Claude Baland, préfet de l’Hérault et de la région L.-R., ont signé jeudi 18 novembre en préfecture une convention d’objectifs pour l’accélération de la construction de logements sociaux, en ouverture du comité régional de l’habitat. Le but de cette convention est d’atteindre d’ici à 2020 une production de 10 000 logements sociaux par an en L.-R., soit le double de la production actuelle.
« Il y a en L.-R. 54 000 demandeurs de logements sociaux, a déclaré Christian Bourquin, sous l’œil plutôt sceptique des dirigeants des offices HLM, qui ne voient pas comment tenir une telle cadence avec la nouvelle taxe annoncée par l’Etat (notre newsletter du 11 octobre 2010). On ne peut pas rester indifférent à ce chiffre. Six familles sur dix sont éligibles au logement social. Le logement social permet de loger les salariés des entreprises, de maintenir actifs les villages… »
Christian Bourquin a évoqué la tenue, en 2011, d’une « conférence régionale sur le logement » et a relancé un appel aux maires, après celui fait par Georges Frêche sur le même thème, le 1er octobre dernier. « Trop de communes sont en-dessous des 20 % de logements sociaux. Or, tous les maires sont concernés par le logement social. Je lance un appel aux maires. Il faut agir sur les documents d’urbanisme, c’est une impérieuse nécessité. »
Claude Baland a rappelé le rôle joué par l’Etablissement public foncier régional, présidé par Corinne Giacometti, par ailleurs vice-présidente en charge de l’habitat et du logement social à la Région L.-R. « L’EPF s’engage à revendre à perte un terrain à une collectivité, à condition que celle-ci y construise 25 % de logements très sociaux. »

Pour le préfet, l’Etat ne se désengage pas
Claude Baland réfute tout désengagement de l’Etat en matière de logements sociaux, thèse soutenue par le monde HLM. « Les aides de l’Etat directes en L.-R. s’élèvent à 23 M€ par an, et les aides indirectes (TVA à 5,5 %, exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties, exonération de contribution sur les revenus locatifs) à 220 M€. »
A l’heure de la signature de la convention, tout semble donc aller pour le mieux entre le préfet et le nouveau président de Région. « Le renfort de la Région L.-R. dans le domaine du logement social (22 M€ en 2010 pour la construction et le foncier) est appréciable, alors que ce n’est pas dans ses compétences, a-t-il déclaré. Le L.-R. est en effet en retard pour le logement social : 10,3 % du parc, contre 16 % au niveau national. Toute bonne volonté est donc bonne à prendre pour rattraper de retard. D’autant plus que la région doit relever le défi de la pression démographique : 30 000 habitants supplémentaires chaque année, ce qui est énorme. Le deuxième défi est le coût du foncier, alors que plusieurs enjeux existent : tourisme, logement, développement des ports… Il y a une compétition, une concurrence pour utiliser les mêmes parcelles, ce qui fait spectaculairement augmenter le prix du foncier. Troisième défi : la pauvreté qui frappe la région. La région est en tête, au niveau national, pour le pourcentage de personnes qui sont au RSA/RMI et qui sont à la CMU. »
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