Les vignerons indépendants du Gard en appellent à l'amitié franco-américaine face à la taxe Trump
Cela fait un an et demi que ça dure. La fédération des vignerons indépendants (FVI) du Gard n’en peut plus de subir les conséquences de la surtaxe américaine - dite taxe Trump - de 25 % sur, désormais, tous les vins français. « Les ventes vers les États-Unis représentent souvent 30 % de notre export, explique Pierre Jauffret, le président. Nous sommes les victimes collatérales de la guerre entre Airbus et Boeing. » Quand bien même exportateur et importateur se partageraient cette hausse de taxe, « nous n’avons pas de marges suffisantes pour encaisser ces 12 à 15 % supplémentaires. Résultat, nous perdons des parts de marché au profit d’autres pays non surtaxés, comme l’Italie. » Pour le patron de la FIV du Gard, les choses ne vont pas s’arranger avant l’été, le temps que les discussions entre les États-Unis et les pays européens concernés aient une chance d’aboutir. « Maintenant que la surtaxe concerne aussi les vins dont le degré est supérieur à 14°, nos blancs et nos rosés sont aussi touchés, ajoute-t-il. En comptant le mois de transport pour envoyer nos vins aux États-Unis, les ventes ont lieu en ce moment et la perte va être encore plus lourde que l'année dernière. »
Dès lors, les vignerons mènent une opération de sensibilisation auprès des parlementaires du Gard et sollicitent leur intervention pour que les négociations aboutissent à l’annulation de cette taxe. Trois cuvées sont mises en avant : Le clos des Américains, en souvenir du premier pied de vigne américain planté suite aux ravages du philoxera, Amérique et une troisième cuvée à l’étiquette aux couleurs de la France et des États-Unis. Les trois cuvées sont produites par des adhérents de la fédération et symbole de l’amitié franco-américaine. « On oublie que les échanges ne sont pas que commerciaux. Le vin n’est pas qu’une boisson mais aussi le fruit d’un échange culturel », insiste Pierre Jauffret.










