Les universitaires plaisent aux entreprises, d’après une étude du Medef L.-R.
Le profil des docteurs issus du monde universitaire plaît aux entreprises, indique une étude « Le parcours professionnel des docteurs en L.-R. » du Medef L.-R., portant sur l’insertion économique des docteurs issus des écoles doctorales des Universités de Montpellier. « Depuis 2005, trois mille docteurs sont ou devraient être intégrés dans le tissu économique ou dans le monde de la recherche publique ou privée, mais les statistiques relatives à leur insertion sont quasi inexistantes », note cette étude.
Parmi les 48 entreprises interrogées (14 de plus de 100 salariés, deux entre 50 et 100 salariés, 32 de moins de 50 salariés) et les six associations ou équivalents (pépinières, incubateurs), une centaine de docteurs a été identifiée. Les deux tiers travaillent dans des PME et des grandes entreprises, un tiers dans des petites, voire très petites, entreprises.
Parmi les points forts : profil international, adéquation de la formation parfois double, ouverture sur l’extérieur, apport méthodologique, gain d’expertise, contribution au développement de l’activité et à l’innovation, lien facilité avec le secteur académique, maturité… Voici quelques verbatim venant de patrons de TPE ayant recruté récemment des doctorants : « Sa rigueur d’exécution que l’on ne trouve pas chez l’ingénieur » ; « Pouvoir trouver une compétence dans un domaine très pointu que l’on n’a pas avec une école généraliste » ; « Il permet d’avoir une passerelle avec le monde académique » ; « La capacité à faire de la veille technologique pour connaître l’état de l’art » ; « Ils savent prendre de la hauteur, prendre en compte des dimensions que l’entreprise n’aurait pas envisagées » ; « Ils ont un niveau d’abstraction intéressant, ils arrivent à mieux analyser les problèmes. »
Les principaux points faibles identifiés : la non-connaissance du monde économique ; une trop grande spécialisation ; une faible notion de la gestion de projets dans toutes ses dimensions (ressources, durée, tâche) et de la propriété intellectuelle ; manque de pragmatisme ; faibles qualités relationnelles.










