Les prix et les transactions redémarrent dans l’ancien (Fnaim)
Entre octobre 2009 et octobre 2010, les prix repartent à la hausse, a indiqué mardi matin à Montpellier Michèle Ménabréa, présidente de la Fnaim L.-R. (photo). Le prix moyen au m2 d’un appartement est passé de 2 556 € à 2 887 € à Montpellier, de 1 881 € à 2 126 € à Narbonne, de 1 795 € à 2 046 € à Nîmes, de 1 548 € à 1 795 € à Perpignan et de 3 756 € à 4 022 € à La Grande-Motte. Du côté des maisons type 4 (environ 100 m2 habitables), le prix moyen est de 2 031 €/m2 à Carcassonne (+ 20 % entre 3e trimestre 2009 et le 3e trimestre 2010), 2 060 €/m2 à Narbonne (+ 1 %) et 2 229 €/m2 à Nîmes (+ 1 %).
Le marché est fluidifié, avec une progression de 18 % entre mi-2009 et mi-2010 au niveau national. Principale explication de ce dégel : des conditions de crédits immobiliers très favorables. Les baisses de taux successives observées depuis janvier 2009 (-1,75 point, taux actuel moyen : environ 4,2 %) se traduisent par une baisse moyenne des mensualités de 12,5 %, soit une économie de 94 € pour un prêt de 100 000 € financé sur 17,5 ans. Le nombre de transactions dans l’ancien devrait dépasser la barre des 700 000 opérations en 2010 (550 000 en 2009), franchissant ainsi le niveau atteint en 1999.
Rôle de modération
« On assiste à une stabilité du prix dans la région, souligne Michèle Ménabréa. Les acheteurs ont un regain de confiance, ils retrouvent la voie des agences. Sur les neufs mois écoulés, l’activité repart en L.-R. Les banquiers ont des taux extrêmement attractifs et les acheteurs le savent. Les professionnels jouent le rôle de régulateur, en ne prenant pas certaines demandes de propriétaires. Pour ma part, je viens de refuser de prendre un appartement ancien dont le propriétaire veut 5 000 €/m2, qui date de 30 ans et n’a pas été rénové. Notre travail est de convaincre le vendeur qu’il est complètement hors-marché. On a un rôle de modération. Sept ventes sur dix se font dans les six mois, pour les biens qui sont au prix du marché. »
Une demande nationale relative aux résidences secondaires prend tout son poids en L.-R. : « Pour les zones touristiques, la Fnaim demande que l’écoprêt, qui actuellement ne concerne que la résidence principale, soit étendu à la résidence secondaire. Sinon, on va assister à une dégradation de ce parc touristique date pour une grande partie des années 70, et est une vraie passoire à calories. A La Grande-Motte, j’en ai fait l’expérience quand on a tenté le Campus de la mer. Nous louions des appartements à 300 euros par mois, la note de chauffage était également de 300 euros ! C’est la raison pour laquelle nous avions vite arrêté l’expérience, avec le directeur du Crous. »
Dans le Gard, « l’offre est importante mais les prix assez élevés, indique Eric Ceccarini, président de la Fnaim Gard/Lozère. On essaie de faire prendre conscience aux propriétaires qu’il faut revoir leurs positions. Certains sont malheureusement restés sur les prix d’il y a quelques années. Certains biens restent difficile à vendre, même si les prix ont baissé d’environ 20 % en deux ans. Une villa de 90 m2 se vend entre 180 et 200 K€ (prix moyen), un appartement tourne à 2 000 €/m2. Avec l’achèvement de la 2x2 voies entre Nîmes et Alès, le marché alésien commence à être dynamique, d’autant plus que les prix y sont moins chers. La Vaunage, plus orientée vers Montpellier, est recherché, parfois par des Héraultais, qui n’hésitent pas à venir dans le Gard car les prix y sont moins élevés. »
Un parc ancien à rénover
La Fnaim a également présenté son opération nationale « Objectif 100 000 logements éco-rénovés ». « Les coûts de chauffage et d’énergie vont de un à dix en fonction de la qualité de l’isolation (notée de A à G), estime Bruno Cassin. Les appartements dont les dépenses énergétiques sont élevées seront dépréciés et dévalorisés. L’engagement de la Fnaim dans ce domaine n’est pas une mode, elle s’inscrit dans un mouvement de fond. Il faut instiller des modifications de comportements. Ça passe par la formation des professionnels et la sensibilisation des particuliers, des conseils syndicaux, des assemblées générales… mais nous n’avons pas de pouvoir de décision. Notre rôle est d’inciter. L’objectif des 100 000 logements écorénovés sera atteint d’ici à 2012, mais le chiffre n’est pas décliné au niveau régional. Des techniques nouvelles sont adoptées : isolation par l’extérieur, triple vitrage… »










