Fil infos

Hérault
|
Hôtellerie - Restauration
| 3/02/2021

Les journées du traiteur Bernard Cabiron en attendant la reprise

Bernard Cabiron est un dirigeant très occupé. D'un côté, il pilote le groupe familial Cabiron Traiteur (46 salariés, CA 2019 : 6,8 M€, siège à Montpellier), dans le dur comme toutes les entreprises de l'événementiel. « La perte en 2020 est supérieure à 70 % sur l’activité traiteur, de 50 % pour la boutique et le restaurant », confie-t-il à La Lettre M. De l'autre, il est le porte-parole des chefs d'entreprise du secteur en tant que président de l'association Les traiteurs de France et responsable de la branche événementielle pour le Groupement national des indépendants (GNI). « Le dialogue est permanent avec Bercy et les ministères du Travail et des PME, à raison d'une visioconférence par semaine », résume-t-il. Parmi ses revendications, la prolongation du dispositif de chômage partiel à taux majoré, soit 84 % du net, pour les salariés du secteur événementiel, dans la foulée de la réouverture des restaurants. « Il y aura plusieurs mois de latence avant qu’on retrouve un CA de 50 %. Un congrès se réserve au moins un mois à l'avance », témoigne le patron d'origine aveyronnaise.

« Cohésion des équipes »

Au sein de son entreprise, « nous avons pris le parti de rester ouverts, ce qui n'est pas le meilleur choix financier, mais c'est bon pour la cohésion des équipes », souligne Bernard Cabiron. Actuellement, tous ses salariés sont en activité partielle : un maître d'hôtel travaille un jour par semaine, un cuisinier une fois toutes les deux semaines... Seuls les quatre commerciaux, en sous-régime de 50 %, ont vraiment du pain sur la planche. En raison des mariages reportés, la saison estivale s'annonce intense avec des pics à six noces par semaine. Autre bon point : la location, jusqu'en juin prochain, de son laboratoire au préparateur-livreur de plats diététiques La Brigade de Véro. Tout juste rénové, cet espace de 2000 m2, situé au premier étage, sera « dédié à l'activité plats à emporter quand on pourra retravailler », annonce-t-il. En attendant, Cabiron se contente de son autre laboratoire, situé au rez-de-chaussée. Celui-ci sert notamment à élaborer des pâtisseries pour La Brigade de Véro. La jeune entreprise les proposera dans ses menus, à partir de la semaine prochaine.

Cyril Peter / peter@lalettrem.net
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie