Les ambitions spatiales du Cnes pour l'année 2023
À l'occasion de ses vœux à la presse, Philippe Baptiste, PDG du Centre national d’études spatiales (Cnes) - qui compte 1 700 agents dans la Ville rose –, fixe le 17 janvier ses quatre grandes priorités pour les trois années à venir : « Souveraineté nationale, science, compétitivité économique et climat ». Une feuille de route qui s'inscrit dans le cadre du Contrat d'objectifs et de performance du Cnes, baptisé “Nouveaux espaces”. L'ambition spatiale de la France bénéficie d'un budget triennal de 9 Md€, en hausse de 25 %, conforté par une souscription européenne record de 16,9 Md€, votée lors de la Conférence ministérielle de l’Agence spatiale européenne (Esa) en novembre dernier. En 2023, le budget du Cnes s'élève à 2,6 Md€.
« Ce terreau favorable permettra d’impulser des programmes spatiaux ambitieux dans de nombreux domaines, assure le Cnes : l’accès autonome à l’espace, l’observation de la Terre, les télécommunications, l’exploration, la sûreté et la sécurité, ainsi que le programme scientifique obligatoire. » Entre autres projets, 2023 devrait être marquée par le déroulement des essais combinés d'Ariane 6, avec un vol inaugural prévu « au plus tôt » en fin d'année. Par ailleurs, à Toulouse, le Commandement de l'espace renouvellera son exercice AsterX, qui vise à tester les capacités à protéger les satellites français en cas de menace. La fin de l'année sera également marquée par le déploiement des premiers nanosatellites de la constellation développée par la start-up toulousaine Kinéis. « Dédiés à l’internet des objets (IoT), ils entraîneront d’importantes avancées dans l’agriculture, la logistique, le transport ou encore l’énergie », estime le Cnes.










