Gard
Tourisme - Loisirs
L’EPCC du Pont du Gard défend sa politique tarifaire

Lors d’une conférence de presse, ce lundi 29 avril, les responsables de l’EPCC (Etablissement public de coopération culturelle) du Pont du Gard ont défendu la politique tarifaire mise en place depuis 2009, contestant les accusations de plusieurs associations déplorant « la fin de la gratuité de l’accès piéton » au site. « Libre et gratuite depuis l’ouverture de l’établissement, l’entrée piéton ou cycliste est désormais payante » pointe notamment la Fédération archéologique et historique du Gard (FAHG) regroupant 40 associations. Une assertion réfutée par le président de l’EPCC, le député William Dumas (PS). « Ces propos sont malveillants et connotés politiquement. La tarification actuelle date de fin 2009. Je ne comprends donc pas que la décision prise à cette époque deviennent subitement si importante. De fait cette polémique stérile nuit à la notoriété du site. »
« Fraude organisée »
Pour Paolo Toeschi, directeur du Pont du Gard, « s’il est logique que le droit d’entrée ne soit pas acquitté par les randonneurs fréquentant le sentier traversant le site, il est normal que les piétons, 1 à 2% des visiteurs du Pont du Gard, paient leur ticket, ce dernier donnant accès au musée et aux différents espaces. Or, nous constatons une recrudescence du nombre de fraudeurs. Ces derniers garent leur véhicule à l’extérieur du site ou, lorsqu’il s’agit de groupes, sont déposés à l’entrée des aires de stationnement par des chauffeurs de bus indélicats. Ces faits s'apparentent de plus en plus à de la fraude organisée. » Ces actes malveillants génèreraient un manque à gagner significatif pour le site, subventionné à près de 25 % par les collectivités. « De 84 000 € en 2010, la part de l’encaissement par personne (visiteurs à pied, NDLR) est passé à 395 000 € en 2012 grâce au renforcement des contrôles. N’oublions pas que c’est la collectivité, et donc le contribuable, qui finance une partie du budget du site qui s’élève à 11,2 M€. Un budget abondé à hauteur de 7,7 M€ par les recettes d’exploitation, soit une capacité d’autofinancement de 76,5 %. Le reste provient des subventions versées par le conseil général, 2,5 M€, et le conseil régional à hauteur de 1 M€. Par ailleurs, les communes limitrophes du site, et depuis peu l’ensemble des communes gardoises, ont la possibilité de signer une convention avec l’EPCC. Accord qui permet aux habitants de ces communes de bénéficier d’une carte d’abonnement annuelle au prix de 23€ avec accès illimité au site », a rappelé Paolo Toschi.










