Pyrénées-Orientales
Logistique
Le préfet de région veut ouvrir Saint-Charles International à d’autres produits
Lors d'une visite, hier, de la plateforme logistique de fruits et légumes Saint-Charles International à Perpignan, Pierre de Bousquet, préfet du Languedoc-Roussillon, a lancé l’idée « d’une ouverture de la plateforme à de nouvelles gamme de produits ». Une approche que la plateforme tente de lancer avec le vin. Le représentant de l’Etat et son homologue des P.-O., Josiane Chevalier, ont été séduits par la synergie public-privé, les efforts de mutualisation, la dynamique économique et sociale du site où transitent 1,6 millions de tonnes de fruits et légumes (+ 8 % en volume entre octobre 2013 et septembre 2014). « Cette plateforme montre que l’on peut ici produire des biens et des services qui s’exportent largement et créent intelligemment de l’emploi, de l’économie, de la plus value, c’est exactement ce dont nous avons besoin et que je trouve ici remarquable, affirme le préfet de région. Le L.-R. souffre de l’épuisement du modèle économique fortement présentiel… Il faut des relais de croissance et de développement qui ne peuvent être créés qu’à partir de la production de biens et services qui s’exportent », ajoute-t-il.
Les représentants de l'Etat ont visité les entreprises Iberfrance (importation de fruits et légumes d’Espagne) et Suncrops (importation de tomates du Maroc) dirigées par Henri Ribes. « Nous réalisons 35 M€ de chiffre d’affaires, pour une vingtaine de salariés qui traitent 45 000 t de fruits et légumes par an », indique à La Lettre M Henri Ribes.
Une convention entre le SNIFL et FranceAgriMer
Président du SNIFL, syndicat des importateurs-exportateurs de fruits et légumes, Henri Ribes a signé une convention avec le préfet du L.-R., représentant pour l’occasion le Réseau des Nouvelles des Marchés (RNM) de FranceAgriMer. Cette convention prévoit la mise en place dans des conditions optimales d'un système dématérialisé de suivi des cours des tomates d’importation, notamment du Maroc, qui représentent plus de 230 000 tonnes à Saint-Charles International. Cet outil permet d’affiner la prise en compte de la moyenne pondérée des différents types de tomates, par segment et par entreprise, nécessaire au calcul de la valeur forfaitaire à l’importation (VFI) imposé par l’Europe depuis le 1er octobre. Un acte qui a provoqué une demande de précision de la part de Michel Guallar, président de la chambre d’agriculture. « C’est un outil de plus dans la transparence des prix et des échanges entre les deux pays » a répondu, Georges Jordan, le directeur de la plateforme Saint-Charles International.










