Le débat public sur les nanotechnologies fait étape à Montpellier le 9 février
Les représentants de la commission particulière du débat public sur les nanotechnologies, lancé par l’Etat, étaient ce jeudi 21 janvier à Montpellier pour préparer la réunion publique du 9 février prochain à SupAgro. Ils devaient y rencontrer des représentants régionaux du monde de la recherche, des entreprises et des associations pour composer la liste des intervenants.
La réunion publique de Montpellier sera plutôt axée sur les thèmes de l’eau, de l’alimentaire et de la santé ainsi que sur la protection de l’environnement et le développement durable Nord-Sud. « Il y a sur Montpellier une forte densité de chercheurs, avec notamment Agropolis », indique Bruno Védrine, secrétaire général de la commission. « Le thème de l’eau a une parfaite légitimité sur cette région », ajoute-t-il.
« Exercice de démocratie participative difficile »
Pour autant, le débat s’annonce difficile, voir compromis, si les opposants au développement des nanotechnologies réitèrent les actions lancées lors des réunions à Marseille, Grenoble et Rennes, reconnaissent les organisateurs. À Marseille, la réunion publique s’est terminée dans deux salles différentes pour le public et les intervenants. « Les opposants ne veulent même pas que le débat se tienne, estimant que les décisions sont déjà prises. Pour eux, discuter ne sert à rien », explique Marie Pittet, membre de la commission qui présidera la réunion de Montpellier. Selon elle, le débat public a été à l’origine conçu pour débattre sur les projets d’équipement. « Ici le sujet des nanotechnologies est d’une telle ampleur et d’une telle complexité que cela rend le débat très compliqué », reconnaît-elle. « Pour les opposants, le débat arrive trop tard. Mais peut-être qu’il est trop tôt au regard du degré d’information de la population sur les nanotechnologies ».










