Le conseil régional vote le DOB
« Les marges de manœuvre futures, nous les prendrons sur les lycées et les transports, sans augmenter les impôts », a affirmé Georges Frêche, lors du débat d’orientation budgétaire de la Région, ce vendredi 20 novembre. D’ici à 2016, le président de la Région prévoit une baisse du plan pluri-annuel d’investissement pour les lycées, qui passerait de 148 M€ dans le BP 2010 à 52,7 M€ en 2016. À l’inverse, dans le budget 2015, les grands projets régionaux (LGV, Plan Campus, Aqua Domitia, haut débit, PRAE, ports) représenteraient un investissement de 140 M€
Budget de transition
Le projet de budget 2010, qualifié de budget « de transition » et « de combat », s’élève à 1 104,6 M€, dont 191 M€ pour les charges de structure, de personnel et la dette. L’encours de la dette s’élève à 512 M€. L’éducation, la formation et les transports représenteront les trois quarts des dépenses de la Région en 2010. 137,9 M€ seront consacrés au développement économique, 202,5 M€ aux compétences non obligatoires, dont la Région pourrait être dessaisie au terme de la réforme des collectivités.
Tout en dénonçant un budget « électoraliste », le Front national, représenté par France Jamet, s’est réjoui de voir préféré le recours à l’emprunt, plutôt qu’une augmentation des taux d’imposition. De son côté, le président du groupe des non inscrits, Pierre Becque, s’est plaint de devoir se prononcer sur « des données tronquées et une présentation résumée à trois pages ». Avant de railler Georges Frêche : « Au titre des recettes, vous nous expliquez que vous avez anticipé sur la crise. Vous êtes le seul homme politique au monde à avoir prévu la crise et ses conséquences. Mais cette anticipation ne se traduit pas dans les textes ».
Parmi les échanges qui ont émaillé les débats : les piques de l’élu Vert Silvain Pastor, qui a réclamé le compte-rendu intégral des débats de la dernière assemblée, qui s’est soldé par une plainte en diffamation, de sa part, contre Georges Frêche. Et celle du président de la Région à l’égard de son opposition : « Votre groupe finit le mandat en capilotade. M. Moynier a perdu Narbonne, Mme Chésa a perdu Carcassonne, M. Cret a perdu Bagnols sur Cèze, et ceux qui sont encore aux manettes sont absents ! Vous êtes une équipe de bras casssés ! » Réplique des intéressés : « Et vous vous avez perdu le parti socialiste ! »










