L’association LeadeR vise les 100 adhérents fin 2012

L’association LeadeR, qui réunit une cinquantaine d’entreprises régionales en croissance intense (15 % de croissance sur plusieurs exercices consécutifs), veut doubler son nombre d’adhérents d’ici à fin 2012, a annoncé lundi son président, Bernard Malige, à l’Hôtel de Région à Montpellier.
LeadeR compte dans ses rangs des gros employeurs régionaux, comme le gardois Transports Capelle (transports exceptionnels, 1 000 salariés) ou l’audois Express Marée (450 salariés), mais aussi des PME.
« Nous ciblons les entreprises de toutes tailles, a insisté Bernard Malige, pdg de Stiram (carrossier-constructeur, Montblanc). Le seul dénominateur commun est le développement. » L’association, soutenue par l’Europe, l’Etat et la Région (budget annuel : 330 K€), compte faire appel à des business développeurs en 2011. « Nous recherchons des gens de haut niveau, capables de jouer le rôle de booster dans n’importe quel domaine : levée de fonds, rachat d’entreprises, projet de développement à l’export… »
Cinq commissions ont été mises en place : ressources humaines et compétences ; financement ; stratégie de développement et innovation ; développement commercial et export ; communication réseau et externe.
« Décoincer » les chefs d’entreprises
Cette année, l’association compte « se doter d’un site Internet et d’un plan média ». L’objectif phare de LeadeR reste « d’accélérer et de sécuriser la croissance des entreprises du L.-R. La croissance s’accompagne de contraintes financières, de ressources humaines (recrutements), d’organisation de la recherche… En allant vite, les risques augmentent. Il faut écouter les spécificités de chacun et imaginer des produits qui apportent au chef d’entreprise des compétences nouvelles. 65 % des chefs d’entreprises adhérents de LeadeR ont une formation d’ingénieur, 10 % seulement ont fait des études de commerce. La population dominante n’a pas toutes les compétences requises dans une situation où tout va très vite. »
Bernard Malige veut « rendre les PME plus sexy. À chacune de ses promotions, pas plus d’un ingénieur de l’EMA (Ecole des Mines d’Alès) reste en L.-R. C’est sidérant. Ils pourraient y faire de belles carrières. Il y a un effort à faire, pour faire comprendre aux jeunes diplômés que les PME ont plein de qualités, que des cadres peuvent prendre leur pied au quotidien. Evoluer dans une PME permet d’avoir une approche globale de l’entreprise, c’est un excellent entraînement pour quelqu’un qui veut ensuite créer son entreprise. »
Autre axe de développement de LeadeR pour 2011 : la mise en commun d’expériences et de pratiques. « Ça rassure, et décoince les chefs d’entreprises, qui sont parfois cloisonnés dans leur savoir-faire. Ces pratiques collaboratives créent de la confiance, et permettent d’attaquer des marchés ensemble. Or, aujourd’hui, les PME peuvent de moins en moins répondre seules aux gros appels d’offres. »










