L’activité régionale est toujours tirée par l’aéronautique
Comme en juillet, le secteur de l’aéronautique a porté la production régionale dans l’industrie, « bien au-delà de l’évolution nationale », selon la note mensuelle de conjoncture publiée le 12 septembre par la Banque de France. À l’inverse, dans le bâtiment l’activité a progressé « à un rythme moindre », alors que dans les services marchands, les courants d’affaires « ont décroché sur le mois ». Si les effectifs sont restés globalement stables, « ils ont été renforcés dans la filière industrielle de l’aéronautique ainsi que dans les secteurs marchands de l’édition, des activités informatiques et des services aux entreprises ».
Perspectives incertaines
Autre constat de cette étude : « les prix ont peu évolué dans l’ensemble » et les hausses de coûts des intrants ont été largement répercutées sur les prix de vente « dans l’agroalimentaire, mais pas dans l’aéronautique ». La Banque de France indique également que les tarifs ont été « légèrement revalorisés » dans l’hébergement, l’édition et les activités informatique. Les trésoreries, « équilibrées » dans l’industrie, « ressortent toujours tendues » dans les services marchands. Du côté des carnets de commande, ces derniers continuent de « s’étoffer » dans l’industrie et se « dégradent légèrement » dans le bâtiment. En termes de perspectives, le contexte politique incertain se traduit par « une grande prudence des chefs d’entreprises pour l’activité à venir ». Une baisse de l’activité est attendue « dans l’industrie et le bâtiment », alors qu’une reprise est annoncée dans les services marchands. Dans le bâtiment, la profondeur des carnets de commandes « se limite souvent à la fin de l’année », la demande portant sur des chantiers de taille plus modeste. Les chefs d’entreprise du secteur « sont dans l’attente des effets des annonces gouvernementales avec un possible impact négatif sur la demande ». Enfin, dans les travaux public, l’activité du deuxième trimestre a peu progressé et devrait ralentir au troisième trimestre, « dans un contexte de baisse des prix continue et de stabilité des effectifs. »











