Languedoc-Roussillon
Institutions
La Région lance son Parlement de la mer
Environ 900 personnes ont participé ce matin, au Corum de Montpellier, au lancement, par le conseil régional, du Parlement de la mer. L’objectif de cette structure, selon le président de la Région, Christian Bourquin, à l’origine de cette initiative : réunir le « monde maritime » au sens large, « professionnels, usagers, associations, experts ou simples passionnés », pour, notamment, « faire émerger les besoins, les projets et les idées nouvelles, valoriser les innovations et les bonnes pratiques ». Après une période de concertation, menée pendant six mois dans les cinq départements du Languedoc-Roussillon – y compris à Mende -, le Parlement va mettre en place d’ici au mois de mai un forum, gratuit et ouvert à tous. Une assemblée de 85 membres, dont 60 « acteurs de la mer » et 25 élus des collectivités, tous choisis par le président de Région, se réunira à partir du mois de juillet. Son bureau, composé de sept membres, sera présidé par Christian Bourquin.
« Une initiative unique »
Interrogé, lors d’une conférence de presse, sur la pertinence de cette démarche, alors qu’il existe déjà, en Languedoc-Roussillon, un parc naturel marin et une réserve naturelle, Christian Bourquin a rétorqué que « le Parlement de la mer permet d’avoir une vision globale. Le parc naturel marin, c’est le joyau, et la réserve naturelle la perle ». Il a insisté sur le fait que ce Parlement de la mer était « une initiative locale qui n’existe nulle part ailleurs, qui n’a pas de référence institutionnelle ». « Aujourd’hui, ce sont les gens de bonne volonté qui prennent le pouvoir », s’est réjoui le président du Cluster maritime français, Francis Vallat. La navigatrice Catherine Chabaud estime, pour sa part, que le Parlement contribuera à une « gestion durable de la ressource. Cet organisme de concertation permettra de gérer, ensemble, un éco-système dynamique. Le Parlement est un outil de gouvernance pertinent ». Les moyens dédiés à cette structure, qui sera pilotée et prise en charge par le conseil régional, n’ont pas été précisés.










