Languedoc-Roussillon
Conjoncture
La Région consulte pour son schéma de développement économique

Devant une salle comble espace Capdeville à Montpellier, le président de Région Christian Bourquin a tenu cet après-midi 16 octobre l’un de ses cinq rendez-vous dédiés à l’élaboration du prochain Schéma régional de développement économique (SRDE). Il sera demain à Mende, tandis que ceux de l’Aude (7 octobre) et du Gard (30 septembre) se sont déjà tenus. Le rendez-vous des P.-O aura lieu le 21 octobre à Perpignan. L’objectif de ces rendez-vous : recueillir des témoignages et des contributions à même d’affiner la stratégie régionale en matière de développement économique pour la période 2014-2020. Ce SRDE doit être finalisé en novembre, et adopté par l’assemblée régionale le 20 décembre prochain. À Montpellier, les acteurs économiques se sont pressés pour apporter leur pierre à cet édifice, ou simplement recueillir les premiers éléments structurants de ce futur schéma, fil conducteur de la politique économique de la région pour les six prochaines années. A tel point que deux salles supplémentaires ont été ouvertes avec rediffusion des débats en simultané.
Economies présentielle et productive
Elaboré en partenariat avec le cabinet conseil Sémaphores et l’université Paris Dauphine, le projet de SRDE met l’accent sur l’importance de deux piliers en Languedoc-Roussillon : économie présentielle et économie productive. « L’économie productive en Languedoc-Roussillon est peu vulnérable, elle est moins exposée aux mauvaises tendances de la mondialisation, analyse Alain Petitjean, directeur général de Sémaphores. La région dispose par ailleurs d’un potentiel de niche et d’une forte dynamique de création d’entreprise. » Dynamique renforcée par l’apport démographique : 30 000 habitants supplémentaires par an. « L’économie de notre région doit s’appuyer sur l’atout de l’économie présentielle, elle doit se structurer pour proposer une meilleure qualité de vie pour nos habitants, ponctue Christian Bourquin. On ne peut se contenter de vision partielle, c’est un projet commun qui doit convenir au plus grand nombre. » Alain Petitjean rappelle par ailleurs le poids de l’économie tertiaire et présentielle, particularité du L.-R. « D’ordinaire, on ne s’occupe pas d’économie présentielle, elle se développe toute seule. Ici, il faut la structurer pour en faire une force, un outil d’attractivité ». Notamment pour les talents et les entreprises.
Légende : Christian Bourquin introduit la séance devant un public très nombreux, espace Capdeville à Montpellier.










