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Languedoc-Roussillon
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Tourisme - Loisirs
| 19/11/2020

La filière événementielle en ordre de marche

« Il faut parfois des situations de crise extrême pour que le collectif reprenne le dessus », constate Sandra Vernier, directrice de Montpellier Events et l'une des toutes nouvelles adhérentes de l'association Repère Méditerranée. Avec plus de 30 % des professionnels de l’événementiel interrogés dans un sondage qui envisagent la cession ou la fermeture de leur entreprise en 2021, la création d’une association interprofessionnelle de la filière évènementielle s’est en effet imposée. Intitulée Repère Méditerranée donc, elle est présidée par Grégory Blanvillain, initiateur du projet. À ses côtés, trois vice-présidents : Barbara Pastre Glatz, pour le collège des lieux d’accueil (hôtellerie, espace de réception et de salons, espaces de loisirs et de culture); Jean-Pierre Gugliermotte, pour celui des prestataires de services (restauration, loueurs de structures, supports, animations, transports…) et Damien Mulot, pour celui des producteurs/organisateurs (agences, clubs…).

Représentation, RSE et rebond
La mission première de l’association sera de représenter la filière, multiforme, « sauver nos emplois et au-delà de ça, réfléchir à notre capacité de rebond », insiste Grégory Blanvillain, dirigeant de ComEvents organisation. Repère Méditerranée pourrait d’ailleurs devenir à moyen terme la représentation Grand Sud du syndicat national Unimev. Des démarches vont être faites en ce sens. Autre projet, celui de créer un salon événementiel pour valoriser les métiers de la filière. Les professionnels regroupés au sein de Repère Méditerranée souhaitent également être remarqués dans le domaine de la RSE : « Certes nous créons de la richesse mais nous sommes également perçus comme des pollueurs, note Philippe Beille, PDG de Duo Dispay. Nous souhaitons travailler à la création d’un label qualité/RSE. »

Crise inédite
​« En ce qui concerne la restauration événementielle, nous n’avons pas retravaillé depuis le 3 mars, rappelle le Montpelliérain Bernard Cabiron, alors quand j’entends des entreprises se plaindre d’une baisse de 10 % de leur chiffre d’affaires… Nous traiteur, 10 %, c’est ce que nous espérons faire pour le volet événementiel cette année ! » Également vice-président du réseau national des traiteurs de France, il assure avoir été entendu par Bercy qui devrait annoncer « d’ici une dizaine de jours la possibilité de transformer une partie de notre dette en quasi fonds propres, sous la forme d’avances remboursables de Bpifrance ou de prêts participatifs. » À défaut, c'est la menace de faillite qui guette de nombreux professionnels.

Nelly Barbé / barbe@lalettrem.net
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