La filière audio toujours en devenir à travers le cluster Coodio
Près de trois après sa création, la Coodio (budget annuel de fonctionnement : 85 K€, Montpellier), cluster qui fédère 120 membres* de la filière audio - du journaliste radio au podcasteur en passant par des écoles de formation en audiovisuel et des techniciens du son - poursuit sa structuration. Le départ récent de Benoît Illinger, jusqu’alors chargé de mission pour le pilote de la Coodio, a remis sur la table ce souhait de diversification initié dès la création de la structure. « Nous avons depuis décidé d’élargir le bureau qui est passé de trois personnes - les fondateurs – à neuf personnes, précise Vincent Benveniste, président, à La Lettre M. Nous souhaitons ainsi réunir des personnes aux profils et compétences plus variées. » Pour l’heure, Benoît Illinger n’a pas de successeur et il n’est pas prévu d’en nommer un ou une. « Nous avons opté pour un fonctionnement collégial et avons constitué trois groupes de travail » précise Cécile Lombardie, membre du bureau de la Coodio et fondatrice d’Aparté studio (agence de podcast culturel).
Groupes de travail
L'un des groupes de travail est focalisé sur la co-construction. « L’idée est de développer les coopérations et synergies avec les institutions locales, nationales, européennes et mondiales », précise Vincent Benveniste. Ce groupe va aussi se concentrer sur les contours de la future Maison de la Coodio qui prendra place en face de l’Esma (École supérieure des métiers artistiques), à Montpellier sur 5 000 m2. Investissement : 10 à 15 M€. En amont de sa construction, seront aménagés les Ateliers Tropisme, au cœur d’un bâtiment connexe à l’actuelle Halle Tropisme à Montpellier, sur quelque 1 000 m2. Au sein de ces ateliers, « il y aura une préfiguration de la Maison de la Coodio », explique le président.
Un autre groupe travail sera orienté sur les enjeux de formation. « Nous travaillons à proposer prochainement une formation longue pour l’un des métiers les plus prégnants du secteur de l’audio. Il s’agira à notre connaissance de la première certification nationale en France et elle sera dispensée à Montpellier », indique Vincent Benveniste. Enfin, un troisième groupe planchera sur le volet animation/communication. « Nous essayons de repenser nos méthodes en la matière afin d’optimiser nos actions de communication. »
Filière
Plutôt que cluster, la Coodio souhaite se définir en tant que filière, à la fois fédératrice et active. « Nous voulons aller au-delà du simple annuaire ou club de l’audio en mettant en place des actions concrètes », précise Cécile Lombardie. « Être un Do-Tank, c’est-à-dire un think-tank ou groupe de réflexion, mais qui agit aussi », complète Vincent Benveniste.
* 50 % des membres de la Coodio vivent à Montpellier, les autres sont basés ailleurs en France et en Europe. 50 % des membres sont indépendants et 50 % sont des entreprises.










