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Pyrénées-Orientales
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Agri - Agro
| 8/04/2011

La FDSEA 66 pointe les difficultés de la filière

Le domaine perpignanais Cap de Fouste a servi d’écrin à l’assemblée générale de la fédération des exploitants agricoles des P.-O., présidée par Yves Aris. Cette assemblée, qui a réuni plus d’une centaine d’exploitants, élus et socio-professionnels, a permis à l’ensemble des commissions d’égrainer « les dossiers chauds » : les prix, le détournement de la loi sur les rabais et ristournes, le budget de FranceAgrimer, la PAC, les ressources financières et naturelles (eau)… « Nous avons souhaité articuler les interventions autour des thématiques suivantes : retrouver les marges financières et l’agriculture : problème ou solution », précise Yves Aris.
Une filière en difficulté
Les thèmes abordés ne sont pas sans évoquer les difficultés rencontrées actuellement par les producteurs de salades, asphyxiés par les pratiques tarifaires de la grande distribution malgré les avancées de la loi de modernisation agricole. Yves Aris s’explique : «Tous les ans, nos marges baissent malgré les efforts de modernisation. Pourtant, il ne manque pas grand chose. Il faut plus de pédagogie auprès de nos partenaires pour une meilleure répartition des marges… et continuer à se mobiliser car des portes s’ouvrent avec la loi de modernisation. » Il a d’ailleurs fait part d’un projet d’observatoire et d’organisation pour la salade contre la volatilité des prix. « La situation de la filière est préoccupante, juge Bruno Vila, président de la commission Légumes.
L'etat espagnol soutien la modernisation agricole
« En Espagne, le gouvernement a créé un fonds de 200 M€ pour la modernisation des outils, dénonce-t-il. « En France, l’Etat se désengage alors que l’investissement est source de valeur ajoutée et d’emplois.» Comme lui, Denis Pigouche représentant les vignerons, a dénoncé « les aides yoyo de l’Etat pour les plantations » et les agissements de la MSA face à la baisse des revenus. Bernard Clément, président de la commission Elevage, a choisi de se projeter à la « Al Gore » sur les conséquences de la « stérilisation de l’espace agricole en Cerdagne ». De son côté, Gérard Majoral de la commission Fruits pense global : « Nous sommes le 1er département français certifié Global Cap, le 2een superficie de cultures bio, le 1e producteur de pêche et nectarine. En parallèle, les élus urbanisent et autorisent des m2 à la grande distribution. C’est absurde, l’économie est gérée avec inconscience !»
Des notes d'espoir
Présent, le préfet des P.-O. a conclu sur des notes d’espoir : la volatilité des prix agricoles serait discutée au G20, le décret en cours du Rivesaltes rosé pour concurrencer le Porto rosé, une commission consultative pour contrôler la consommation de l’espace foncier, enfin concernant l’abattoir transfrontalier d’Ur, l’autorisation au titre de l’installation classée serait accordée avant l’été.
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