Fil infos

Hérault
|
Syndicats - Fédérations - Associations
| 25/01/2021

La CPME 34 mobilisée en faveur de la santé des dirigeants

« 2020 a été éprouvante et épuisante, c’est le cas aussi de ce début 2021 », lance Grégory Blanvillain, président du syndicat patronal CPME 34. Cellules de crise, ateliers, webinaires, appels téléphoniques ont déjà ponctués la vie 2020 des 500 adhérents du syndicat. « L’enjeu est de garder du lien », poursuit-il. Car, si la collaboration entre tous les acteurs économiques, État compris, est saluée, le pire est à venir, estiment les représentants du syndicat patronal. « On pourrait croire que tout le monde a été sauvé en 2020 mais en réalité 2021 et 2022 vont être très tendus. Les bilans vont sortir et on va se rendre compte que beaucoup d’entreprises ne sont plus rentables », confirme Grégory Blanvillain.

La santé des dirigeants
« La santé des dirigeants, aussi bien physique que morale, sera dès lors un enjeu important des années 2021-2022 », poursuit Muriel Fournier, également au bureau de la CPME 34. Le syndicat patronal salue à ce titre la mise en place de différentes cellules de soutien à ces dirigeants « qui doivent commercialement faire bonne figure », et « qui ont souvent honte de parler de leur situation ». Une soirée sur la thématique du bien-être moral du dirigeant est annoncée pour le mois de mars. La CPME relance également les Distinctions des entreprises responsables et engagées 34. Management collaboratif, diversité, développement des RH, marketing responsable, engagement sociétal et éthique sont autant de prix qui seront remis à des entreprises adhérentes au cours d’un événement programmé - et espéré - le 24 juin. La clôture des candidature est fixée au 31 mars.

Le PGE, vrai ou faux ami ?
Parmi les dispositifs mis en place au cours de l'année 2020, celui du prêt garanti par l'État est regardé à la loupe par la CPME. « Le report d’un an du remboursement du PGE est une bonne chose bien sûr, estime le président de la CPME 34, mais c’est bien l’ensemble de la dette de l’entreprise qu’il va falloir considérer ». La CPME aimerait à ce titre que « toutes les dettes soient réunies en une seule avec un échéancier à long terme ». Et de rappeler que l’impact d’une dette, selon sa durée d’amortissement dans le temps, n’a pas la même incidence en matière de cotation de la Banque de France. « Ce PGE, cette dette Covid, doit être identifiée comme telle dans les bilans et différenciée des autres », insiste Benjamin Chevalier, vice -président de la CPME 34 qui poursuit : « avec le PGE, additionné aux autres lignes de crédit, le taux d’endettement des entreprises va exploser. À tel point qu’il ne leur sera peut-être plus possible de s’endetter davantage pour des investissement à venir. »

Nelly Barbé / barbe@lalettrem.net
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie