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Languedoc-Roussillon
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Viticulture
| 21/04/2010

La coopération viticole dénonce « l’inéquité » de l’OCM viti-vinicole

La fédération régionale de la coopération L.-R. (222 caves coopératives, 28 000 adhérents) a tenu, mercredi 21 avril, son assemblée générale à Montpellier. Elle a été l’occasion pour son président Boris Calmette de redire que « la coopération est très adaptée à l’ensemble des problématiques agricoles, qu’il faut vendre de façon plus regroupée », mais aussi de faire un point sur les « incohérences » de l’OCM viti-vinicole, l’état du marché et les avancées de l’interprofession unique.

« Inéquité » sur l’OCM

Sur l’OCM viti-vinicole, Boris Calmette estime que « l’enveloppe est en train de s’assécher. Les fonds ont migré vers le nord de la France dans des régions comme la Champagne, qui n’y avaient jusqu’à maintenant pas accès. La Champagne consomme autant que le Languedoc-Roussillon alors que son chiffre d’affaires est vingt fois supérieur au L.-R. Ces régions continuent également l’enrichissement par du sucre de betterave alors que, jusqu’à l’année dernière, on ne pouvait pas et enrichir en sucre et disposer des fonds de l’OCM. Le cumul de ces deux avantages est pour nous injustifié. »

Un marché inégal

Concernant la campagne 2009-2010, le président de la fédération régionale indique que certains segments, comme les vins sans indication géographique et les vins à indication géographique de département (30 % des 10 M hl régionaux), « affichent une progression des prix substantielle ». Ils sont autour de 50€/hl contre 33 € il y a deux ans. Sur les vins de cépage par contre, les prix restent stables et les difficultés continuent pour les AOP (ex AOC) vrac. « Et pourtant, en grande distribution, la vente au consommateur est en progression régulière. C’est bien qu’il y a un problème dans le rapport de force entre distribution et production », poursuit-il.

6e année de crise

La directrice de la fédération, Pascale Auriol, rappelle que « les vignerons sont entrés dans la 6e année consécutive d’une crise très grave. Les trésoreries sont exsangues ». Selon elle, le plan Sarkozy a peu d’impact dans la région :« À quoi servent l’allègement des charges sociales pour des exploitations employant peu de salariés, et en quoi cela profite-t-il d’avoir un accès facilité aux prêts lorsque l’on a plus droit aux crédits ? ».

Interprofession unique

Concernant enfin la création récente de la fédération des interprofessions, Boris Calmette espère « que ce n’est qu’une étape. Il faut vite aller vers une interprofession unique et élargir le tour de table aux transformateurs que nous sommes, aux distributeurs, voire aux consommateurs ».

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