Jean-Paul Alduy élu maire de Perpignan
Ce vendredi 21 mars, s’est tenu le premier conseil municipal visant à élire le maire et ses adjoints sous la présidence de l’assemblée, le doyen Pierre Estève, figurant parmi les colistiers de la liste PS/Modem.
Etaient présents les 55 élus y compris les 12 colistiers de Jacqueline Amiel-Donat (PS/Modem), qui avaient laisser planer un certain doute. Finalement, ces derniers n’ont pas fait le choix de la politique de la chaise vide. C’est vers dix heures que Jean-Paul Alduy a été élu maire de la Ville de Perpignan avec 41 voix. Jacqueline Amiel-Donat et l’ensemble de ses colistiers ont refusé de voté. Tandis que Louis Aliot a obtenu 2 voix. Les premiers mots de Jean-Paul Alduy, un peu moins crispé, ont été de remercier les électeurs. « Je mettrai toute mon d’expérience à ne pas les décevoir. Ils ont choisi une vision d’avenir… Avec une équipe soudée et cohérente, nous allons mettre en œuvre ce projet avec une grande détermination et en restant à l’écoute de tous. J’ai entendu le message concernant le pouvoir d’achat, la sécurité, la propreté… Et je poursuis le cap de 2020 » souligne-t-il. -Les 16 adjoints et 5 adjoints en charge des quartiers comme le prévoit la nouvelle loi (art L2122-2-1) ont été élus avec 39 voix.
Premier temps fort, les partis s’expriment…
Pierre Estève a d’abord laissé la parole aux partis en présence.-Jacqueline Amiel-Donat s’est lancée la première . « Je crois qu’à un moment donné il faut être sérieux. Il faut assumer nos responsabilités avec courage et dignité…. Au vu de ce qui s’est passé dimanche, il fallait refaire les élections par principe démocratique » en rappelant quelques irrégularités. « Au total nous avons recensé 253 bulletins de plus que sur l’émargement. 80 bulletins de plus que sur l’émargement dans le bureau n°8, 74 dans le bureau n°14, 14 dans le bureau n°19 et 56 dans le bureau n°13 ». Elle finit par demander « à ce qu’on arrête cette mascarade, et prétendre la légitimité de cette élection… ». Louis Aliot, élu du FN prend la suite et précise « sur l’affaire du bureau n°4, nous demandons l’application stricte de la loi » . Il s’avoue tout autant « victime que les autres. L’absence d’un 3e élu est dûe à 30 voix » tout en déplorant sa non participation au débat télévisé. -Jean-Paul Alduy a précisé « le temps n’est plus aux invectives ni aux passions. Je crois que Jacqueline Amiel-Donat s’est trompée d’enceinte, ce n’est pas un tribunal. Les électeurs se sont exprimés ».
--Deuxième temps fort, l’appel à candidatures…
-La tâche de Pierre Estève s’est avérée ardue face au nombre de candidats qui se sont déclarés Jean-Paul Alduy (UMP), naturellement, Jean Codognès (PS/Modem), Clotilde Ripoull (PS/Modem), Jacqueline Amiel-Donat (PS/Modem) et Louis Aliot (FN). Après s’être exprimés chacun à leur tour, Jean Codognès, Clotilde Ripoull, Jacqueline Amiel-Donat ont retiré leur candidature. -Entre temps, Pierre Estève a du intervenir, en haussant la voix pour sommer Jacqueline Amiel-Donat d’arrêter de montrer à la presse présente les erreurs de signatures trouvées sur les listes d’émargement.
Bien qu’il s’avouait serein, Jean-Paul Alduy, a quand même oublié de voter pour l’élection de ses futurs adjoints…Par la suite au cours d’une conférence de presse, ce dernier a précisé, par rapport aux divergences avec le conseil général des P.-O. : « Nous devons être capables d’unir nos efforts, de négocier un programme pluriannuel et donner espoir et notamment aux dirigeants d’entreprises à l’exemple des catalans du sud » tout en rappelant que le département est trop petit et fragile pour occulter une vision transfrontalière.









