Hérault > Haut débit : bug entre le Conseil général et France Télécom
Le Conseil général de l’Hérault lance un appel d’offres pour la création d’un réseau haut débit, dont le coût est estimé à 30 M€ (cf. La Lettre M n°858). La 1e tranche doit permettre début 2006 d’atteindre 450 000 habitants (hors agglomération de Montpellier) et 3 500 entreprises. Les candidats ont jusqu’au 4 mars pour remettre leur offre. « L’objectif est de ne pas abandonner les hauts cantons au profit du développement de la bande littorale, explique Hervé Cilia, directeur général adjoint chargé de l’éducation et de l’administration générale. Aujourd’hui, seule la ville de Montpellier dispose d’une large offre. » France Télécom ne conteste pas la légalité de la démarche, initiée dans le cadre d’une délégation de service public. Mais il n’en comprend pas l’intérêt. « Ce projet de réseau doublonne quasiment avec le nôtre. En utilisant nos fibres, le coût de l’opération tomberait à 3 M€ », indique-t-on à la direction régionale. Hervé Cilia précise que « pour éviter des investissements inutiles, le concessionnaire pourra louer des fibres existants ». Mais selon lui, le projet se justifie car « les réseaux existants - LD Com, Completel et RTE possèdent également des infrastructures, ndlr - ne couvrent pas l’ensemble du territoire. Et sur certains secteurs, ses caractéristiques techniques ne permettent pas d’offrir aux entreprises du très haut débit. »










