Gard/Conseil général - Hausse d’impôt contenue entre 3 et 5 % et emplois remplacés « au cas par cas »
À la veille du débat d’orientation budgétaire du conseil général du Gard, Damien Alary présente les grandes lignes de son budget primitif 2009 qui sera voté le 6 février, tout en dénonçant les 80 M€ manquants pour la seule année 2008, « soit 40 points de fiscalité, selon le président du conseil général. Pour autant, je n’augmenterai pas les impôts de 40 %, mais ce sera une hausse comprise entre 3 et 5 % ». Depuis 2004, la hausse d’impôt s’élevait à 4,7 %. Le budget est d’autant plus difficile à boucler, selon la majorité départementale, qu’une baisse de 11 % droits de mutation est attendue. Damien Alary annonce donc plusieurs mesures de restriction de la dépense, comme la baisse de l’aide aux communes, ou le remplacement au cas par cas des agents qui partent à la retraite, sans pour autant les postes dévolus à la mission sociale du Département. Entre 10 et 15 emplois seraient supprimés ainsi en 2009. Le service dédié à la coopération internationale est supprimé et sa douzaine d’agents réaffectés. Tout comme les vœux aux personnels et à la population, dont les 150 000 € habituellement affectés iront financer une opération « de solidarité ».Marges de manœuvre restreintes« Petit à petit, nos 20 à 25 % de dépenses facultatives vont fondre. Ce sera une perte sèche en terme de développement économique », s’alarme Damien Alary, qui reconduit néanmoins une somme de 145 M€ dédiée investissements en 2009. S’adressant à l’Etat, le président du conseil général gardois a souhaité le voir « apurer sa dette », qui n’en est pas véritablement une puisque inattaquable juridiquement, ou encore « lancer un emprunt qui vienne en aide aux conseils généraux ». Damien Alary a également insisté pour que « les SDIS reviennent dans le giron de l’Etat et que soit mis en place un système de solidarité entre les départements ». Le président gardois prend évidemment comme exemple le RMI, dont le Gard détient la triste 2e place nationale en nombre d’allocataires par rapport au reste de la population. De plus en 2009, le RSA devrait concerner 51 000 personnes dans le Gard.F.D.










