Fibre Excellence : après le report de la décision du tribunal de commerce, « l’État ne peut plus reculer », selon Carole Delga
Le Tribunal de commerce de Toulouse, qui devait examiner le dossier Fibre Excellence le 6 juillet, reporte sa décision au 27 juillet, accordant un délai au repreneur potentiel, l’homme d’affaires Matthieu Pigasse. Pour Carole Delga, présidente de la Région, le tribunal « reconnaît que notre offre est crédible et qu'elle mérite d'être approfondie. C'est une chance supplémentaire de défendre notre projet et de sauver des emplois, un outil industriel unique. L'État ne peut plus hésiter, reculer et doit s’engager à nos côtés, avec tous les outils à sa disposition. » Fibre Excellence a été placé en redressement judiciaire fin avril. 670 emplois sont menacés dans les usines de pâte à papier de Tarascon (13) et de Saint-Gaudens (31).
« L'État n’a pas pris entièrement ses responsabilités »
Pour Carole Delga, s’il appartient désormais aux équipes de Matthieu Pigasse de « déposer une nouvelle offre de reprise » et de « finaliser les derniers ajustements » avant la décision du tribunal, la balle est désormais entre les mains de l’État. « Alors que le Président de la République et le Gouvernement affirment vouloir réindustrialiser la France, j’ai du mal à admettre que le projet industriel que nous portons depuis des semaines autour de Combat Holding (le groupe de Matthieu Pigasse, NDLR) fasse encore l'objet de doutes, s’agace l’élue régionale. Cela malgré la mobilisation exceptionnelle des salariés, des organisations syndicales, des collectivités, de nouveaux industriels et d'investisseurs qui ont choisi de construire l'avenir de Fibre Excellence. Nous avons obtenu de grandes avancées financières et industrielles, mais l’État n’a pas pris entièrement ses responsabilités malgré les premières avancées datant de quelques semaines : le prix de rachat de l’électricité et les quotas CO2. »
De son côté, la direction de Fibre Excellence, qui avait retiré son offre de reprise afin de laisser les coudées franches au projet de Matthieu Pigasse, dit rester d’ici à la décision finale du tribunal de commerce toulousain « pleinement mobilisée pour répondre à toutes les questions du porteur afin de lui permettre de constituer un projet industriel robuste ».











