Entreprises : « Beaucoup d’envie, mais beaucoup d’attentisme » (BNP Paribas)
Interrogée sur la façon dont elle perçoit la conjoncture économique, mercredi à Montpellier, Marie-Claire Capobianco, directeur des réseaux France de BNP Paribas, a déclaré sentir « beaucoup d’envie, mais beaucoup d’attentisme » chez les chefs d’entreprise. « L’investissement des entreprises ne repart pas véritablement. La demande (de crédits, NDLR) est très faible. Les entreprises n’ont pas de mal à emprunter. La Banque de France l’a montré en début de semaine. L’idée selon laquelle il y a une difficulté de trouver des financements pour les entreprises est fausse. » Gérard Uzel, directeur du réseau Méditerranée, a ajouté : « Nous avons du mal à remplir nos objectifs de crédits, par manque de demandes. » Le niveau des encours de BNP Paribas pour les entreprises s’élève en L.-R. à 1,1 Md€.
Légère croissance
Côté macroéconomie, « la conjoncture s’améliore un peu, avec une légère croissance en 2013, et une année 2014 qui devrait être comprise entre 0,8 % et 0,9 %, a déclaré Baudouin Prot, président du Groupe BNP Paribas. C’est mieux. Il faut continuer à réduire les déficits publics, et poursuivre les réformes structurelles, notamment en matière de marché du travail. Les chefs d’entreprises sont mobilisés autour du chiffre d’affaires et des prises de commande. Avec deux facteurs-clefs : l’innovation et l’exportation. Les entreprises qui n’innovent pas et restent sur un marché national sont plus en difficulté. Globalement, les marges des entreprises sont à un point bas, du fait de l’augmentation des prélèvements. »










