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Pyrénées-Orientales
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Transports - Logistique
| 26/03/2013

Effet TGV : des similitudes entre Le Mans et Perpignan

L’association du Cobaty de Perpignan a convié à une réunion sur le thème du chainon manquant Montpellier-Perpignan, Jean-Paul Couasnon, l’ancien directeur de l’agence de développement économique du Mans, ville qui a construit un nouveau poumon économique et résidentiel autour de sa gare TGV de centre-ville. « Je constate aujourd’hui que vous avez construit des bâtiments autour la gare actuelle, comme nous l’avons fait au Mans, note Jean-Paul Couasnon, en faisant référence au Centre Del Mon et aux ensembles immobiliers qui naissent peu à peu sur le quartier Saint-Assiscle/gare TGV de Perpignan. En présence de 120 acteurs économiques locaux, issus du BTP principalement, de représentants de RFF et de la SNCF, il a présenté le projet lié à l’arrivée du TGV. Celui-ci affiche des similitudes dans sa conception avec celui du quartier Saint-Assiscle, mais dans une moindre mesure.
Comme à Perpignan, la gare du Mans a su garder son côté central et accueille « un nouveau quartier qui s’étend sur 180 000 m2 de surface, occupées à 99 % », souligne-t-il.
Logements et pôle tertiaire
Ce quartier s’articule atour de logements mais aussi d’un vaste complexe tertiaire, Novaxis. « Nous avons 30 000 m2 de bureau supplémentaires en projet d’ici 2020 soit 10 000 m2 de surfaces d’activités construites par an », annonce-t-il. Les atouts valorisés par Le Mans étaient d’offrir un pôle tertiaire en gare, à des coûts compétitifs qui ont su attirer de grandes entités privilégiant jusqu’alors Paris et sa région (Carte Vitale, MMA, ou encore 280 ingénieurs qui travaillent sur le TGV, Renault, des services de R&D de téléphonie). « La ligne a attire des CSP+ et suscité l’organisation de manifestations culturelles qui attirent les Parisiens. Ce n’est pas un tourisme de masse mais il y a de la fréquentation. » Pour le président de l’agglomération de Perpignan, Jean-Paul Alduy, à l’initiative de l’opération, « ici on assassine le projet, alors que nous avons anticipé une opération d’urbanisme autour de la gare maintenue en centre-ville qui sera demain à 50 min ville monde Barcelone. Il faut être capable de l’exploiter, surtout dans une ville qui se vit come une ville terminus » souligne-t-il en regrettant que la crise est arrivée quand la gare a été terminée.
Une ouverture sur Madrid
Pour Bernard Fourcade, président de la CCI L-R et élu à la CCI des P.-O., « il faut voir plus loin que Barcelone avec Madrid ou encore le sud de l’Espagne. » Les élus roussillonnais sont convaincus que les effets du TGV à Perpignan seront d’abord tournés vers le tourisme, « c’est 40% des voyageurs du trains » et l’attrait d’entreprises. Alors que Jean-Paul Alduy pense que les effets porteront aussi sur l’acquisition de maisons secondaires et la complémentarité des trois aéroports Barcelone, Gérone, Perpignan Bernard Fourcade se dit « réticent » à ce que Perpignan devienne le dortoir de Barcelone. « J’y crois plus pour Gérone que pour Perpignan, car nous n’avons pas le même mode de vie
Présent Edouard Parent, chef de projet RFF pour la LGV a précisé que « la décision des gares sera bientôt prise par le ministre et que l’enquête d’utilité publique est prévue à l’horizon 2015. » Un calendrier qui pose question sur le financement d’un tel projet, s’est inquiété Guy Durand, le futur président de la FFB des P.-O.

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