Languedoc-Roussillon
Eau - Environnement
Eau : le bassin Rhône-Méditerranée, une région à risque
Un rapport publié aujourd’hui par le Centre d’analyse stratégique (CAS) sur les besoins en eau à l’horizon 2030, et qui s’appuie notamment sur l’expertise de BRL, pointe le Sud-Ouest et les bassins Seine-Normandie et Rhône-Méditerranée comme des territoires à risque, dans le contexte de réchauffement climatique. Si le CAS note que « le territoire métropolitain français est globalement bien pourvu en ressources en eau », il constate de « très fortes disparités », ce qui explique qu'aujourd'hui « certaines régions peuvent connaître d'importantes tensions sur la ressource à certaines périodes de l'année ». En se projetant en 2030, le CAS estime que « les régions qui semblent le plus à risque sont celles qui connaissent déjà aujourd'hui un déficit chronique sur la ressource comme les bassins Seine-Normandie, Adour-Garonne et Rhône-Méditerranée ».
Le débit du Rhône va baisser
Le CAS s’interroge sur la « capacité future » du Rhône, le fleuve français le plus puissant, mais aussi un axe fortement sollicité (production énergétique, irrigation, industries, eau potable, navigation), « à satisfaire tous les usages ». D'autant qu'on assiste à « une multiplication des prélèvements sur le Rhône et ses affluents qui devrait continuer » avec une forte croissance démographique en Paca, Languedoc-Roussillon et en Rhône-Alpes, une potentielle future irrigation de la vigne et la possible desserte de nouveaux territoires (Causses, Lozère, Vercors...). Le débit moyen annuel du Rhône d'ici 2050 pourrait ainsi potentiellement baisser de 14 à 36 %, selon cette étude.
Un porte-parole de BRL, interrogé par La Lettre M, estime néanmoins que ces prévisions « sont en cohérence avec le plan Aqua 2020 et le projet Aqua Domitia. Nous sommes loin, aujourd'hui, de prélever les 75 m3/secondes dans le Rhône auxquels nous sommes autorisés ».










