Didier Codorniou attaque le PS en Justice
Georges Frêche l’avait annoncé. Didier Codorniou va le faire pour lui. Tête de liste pour le président sortant en Languedoc-Roussillon, l’ancien international de rugby à XV a annoncé ce mercredi 3 février, à l’occasion d’un déplacement de Georges Frêche dans l’Aude, son intention de « déposer un recours devant le tribunal de grande instance de Paris dans les jours qui viennent (...) pour dénoncer que les règles démocratiques de notre parti ont été bafouées ». Son recours vise la constitution, par le maire PS de Montpellier Hélène Mandroux, d’une liste investie par le Parti socialiste, après le feu vert du bureau national du parti, mardi 2 février.
Dans un communiqué publié dans l’après-midi, Didier Codorniou précise qu’une « procédure en référé sera (…) diligentée dans les prochains jours auprès du tribunal de grande instance de Paris, prenant appui sur l’article 9.1.2. des statuts du Parti socialiste qui indique : « les candidats à l’élection politique sont désignés par l’ensemble des adhérents du parti inscrits sur les listes électorales de la circonscription ».
Maire de Gruissan et conseiller régional sortant, Didier Codorniou précise que l\'initiative de déposer un recours lui revient, étant donné qu\'il a été élu le 1er octobre par les militants « premier des socialistes » en Languedoc-Roussillon. Il ajoute qu\'il entreprend cette démarche avec le soutien de cinq secrétaires fédéraux et de parlementaires.
« Inquisition »
De son côté, Hélène Mandroux annonce, dans un entretien publié mercredi 3 février par Libération, qu’un « courrier va partir, adressé aux socialistes, qui sont sur « l’autre liste » pour leur faire comprendre qu’il n’y a qu’une seule liste socialiste. Ceux qui seraient encore sur cette liste le jour du dépôt officiel seraient, de fait, hors du parti, c’est le règlement. Quant à la mise sous tutelle, il s’agit d’une menace du national. »-Dans un communiqué publié mardi soir, Georges Frêche a comparé la décision du bureau national du PS « aux pratiques de l’Inquisition : même pas entendues, les fédérations socialistes du Languedoc-Roussillon ont été jugées coupables en quelques minutes. » Selon le président sortant, « Martine Aubry veut un bras de fer avec le peuple de gauche du Languedoc-Roussillon : elle va le perdre. »










